BBVA a atteint en avance les objectifs de solvabilité européens

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BBVA a atteint en avance les objectifs de solvabilité européens
BBVA a atteint en avance les objectifs de solvabilité européens

MADRID (Reuters) - BBVA a annoncé mercredi avoir atteint en avance le principal objectif de solvabilité fixé par les autorités européennes sans avoir eu à lever de capitaux, en dépit d'une baisse de 13% de son bénéfice au premier trimestre.

L'action de la deuxième banque espagnole gagnait 2,91% à 5,30 euros vers 7h55 GMT alors que l'indice Stoxx européen du secteur progressait de 1,3%.

Les établissements financiers espagnols s'efforcent actuellement de convaincre les investisseurs qu'ils disposent de capitaux suffisants pour éviter un renflouement par l'Etat ou par des bailleurs de fonds internationaux.

BBVA est l'une des cinq banques ibériques jugées "systémiques" par l'Autorité bancaire européenne (ABE) en décembre et qui, à ce titre, doivent d'ici la fin juin atteindre des niveaux de solvabilité censés les protéger contre une escalade éventuelle de la crise de la dette souveraine.

Le groupe affiche un ratio de fonds propres durs ("core capital ratio") de 10,7%, supérieur de 1,7 point à l'objectif fixé par l'ABE et il précise avoir atteint ce niveau sans cession d'actifs stratégique ni réduction du dividende.

Les analystes s'attendent à ce que BBVA repousse au second semestre la dépréciation d'une partie de ses investissements dans l'immobilier.

A l'inverse, Banesto et Caixabank ont inscrit dès le premier trimestre dans leurs comptes des pertes subies sur des actifs immobiliers "toxiques" acquis durant le boom du secteur qui a précédé la crise financière.

La dernière réforme bancaire espagnole en date, mise en oeuvre il y a deux mois, impose au secteur 54 milliards d'euros de provisions au titre des pertes prévisibles liées à l'éclatement de la bulle immobilière et encourage les fusions et la réduction des coûts, sans recours à l'aide financière de l'Etat.

BBVA a publié un bénéfice net d'un milliard d'euros au titre du premier trimestre, en recul de 13% sur un an et légèrement supérieur aux estimations des analystes.

A l'inverse, le produit net d'intérêts du groupe a progressé de 13% sur un an, à 3,6 milliards.

Le pourcentage de prêts touchés par des retards de remboursements est resté stable par rapport à fin décembre, à 4%, un niveau inférieur à la moyenne du secteur, qui a atteint 8,2% en février, au plus haut depuis 18 ans.

Sonya Dowsett, Marc Angrand pour le service français

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