Bayrou riposte à Sarkozy dans une tribune au vitriol

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    PARIS, 29 octobre (Reuters) - François Bayrou, cible de 
critiques répétées de Nicolas Sarkozy dans la course à 
l'élection présidentielle, a contre-attaqué samedi en 
pourfendant la "violence" et le "mépris" de l'ex-chef de l'Etat 
qui, en misant sur la division du pays, va conduire une nouvelle 
fois les Français "à lui dire non".  
    "Comment quelqu'un qui a été président de la République et 
qui aspire à le redevenir peut-il se comporter de la sorte ?",  
s'interroge le président du MoDem dans un texte intitulé "un 
affrontement fondateur" publié sur sa page Facebook.  
    "Comment peut-il en arriver à cette violence de chaque 
minute, lâchant des insultes avec un mépris affiché, crachant 
sur ceux qui ne votent pas pour lui, n'hésitant pas à leur 
enjoindre sans crainte du ridicule de 'se taire'?", ajoute le 
leader centriste auquel les sarkozystes vouent une rancune 
tenace depuis son vote en faveur de François Hollande en 2012.  
    Nicolas Sarkozy a multiplié les attaques ces dernières 
semaines contre le maire de Pau, soutien déclaré d'Alain Juppé 
qui fait la course en tête dans les sondages à un mois de la 
primaire à droite et du centre.  
    Des élus proches de l'ex-chef de l'Etat ont également 
fustigé le "retour opportuniste" du président du MoDem et ont 
plaidé pour une alternance "solide, franche et visible". 
  
    "Ce n'est pas parce qu'il n'est pas assez violent, assez 
clivant, assez injurieux que Sarkozy décroche, c'est précisément 
parce que tout le monde voit toute la faiblesse que révèle un 
tel comportement", riposte François Bayrou.  
    "Et c'est pour cette raison que les Français, de droite, du 
centre et d'ailleurs, malgré la logique partisane de la 
primaire, s'apprêtent à lui dire non. Une deuxième fois", 
ajoute-t-il. 
    Troisième homme de la présidentielle en 2007, François 
Bayrou a prévenu qu'il pourrait se lancer à nouveau dans la 
course à l'Elysée pour 2017 si Alain Juppé, favori du scrutin, 
venait à perdre la primaire des 20 et 27 novembre prochain.   
    "Faire de la division du pays le principe de l'action 
présidentielle, c'est manquer à la mission première qui est 
d'assurer la concorde civile, de rassembler les forces et de les 
ordonner pour faire face aux tempêtes", poursuit le leader 
centriste.  
    "J'affirme même, à l'encontre de Nicolas Sarkozy, et je 
défendrai cette ligne, que tous ces grands courants du 
pluralisme français, très à droite, très à gauche ou très au 
centre, doivent être représentés dans nos institutions, même 
ceux avec lesquels je suis le plus en désaccord et en 
affrontement."  
 
 (Marine Pennetier, édité par Henri-Pierre André) 
 
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  • mlaure13 il y a un mois

    frk987...c'est possible pour certains, mais alors il y en a bien d'autres qui nous pourrissent la vie...un sacré panier de crabes...

  • frk987 il y a un mois

    A vomir ce pauvre type.

  • franck8 il y a un mois

    Il a raison, mais ce n'est plus trop la peine de tirer sur l'ambulance Sarkozy.

  • M999141 il y a un mois

    Il devrait faire profil bas après sa consigne de vote de 2012. Lui qui est si fort en critiques: qu'a t il produit quand il était ministre ? Maintenant , il soutient Juppé, qui est une sorte d'hybride entre Jacques Chirac et F Hollande. Fin tacticien, il entend se faire élire par la gauche désespérée de son personnel politique. Tout un programme.

  • M4358281 il y a un mois

    Bayou le votez Hollando