Bayrou renvoie Sarkozy et Hollande dos à dos

le
2
Bayrou renvoie Sarkozy et Hollande dos à dos
Bayrou renvoie Sarkozy et Hollande dos à dos

PARIS (Reuters) - Le candidat centriste François Bayrou a fustigé jeudi à Bordeaux la campagne électorale de ceux qu'il qualifie de démagogues, renvoyant dos à dos sans les nommer Nicolas Sarkozy et François Hollande.

"La démocratie suppose une chose, c'est qu'on dise la vérité aux concitoyens", a-t-il lancé sous les applaudissements de plus de 2.000 personnes réunies au Parc des expositions de Bordeaux-Lac.

Le président du MoDem a dénoncé "une race de politiques qui considèrent que la démocratie, ça consiste exclusivement à gagner les élections et que pour gagner les élections on a le droit de tout faire".

"Ca s'appelle les démagogues. Démocratie et démagogie sont strictement incompatibles", a-t-il ajouté.

Situé à environ 10% dans les sondages, le centriste achève une campagne décevante pour lui, où il n'a pu trouver sa place derrière Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon qui risquent de le reléguer, si les sondages ne se trompent pas, à la cinquième place du premier tour.

Les ministres Alain Juppé et Valérie Pécresse lui ont fait un appel du pied en estimant qu'il ferait un bon Premier ministre de Nicolas Sarkozy, mais il a repoussé cette perspective en expliquant qu'il comptait toujours faire mentir les enquêtes d'opinion et accéder au second tour.

Les spéculations vont bon train sur l'attitude qu'il adoptera en cas de défaite au premier.

TOURMENTE ÉCONOMIQUE

Pour le leader centriste, la démagogie explique le nombre important d'indécis à trois jours du premier tour. "Le peuple a compris que dans cette élection on ne lui proposait pas de choisir son destin, on lui racontait des histoires pour l'empêcher de choisir son destin."

Il a estimé que la France risquait une tourmente économique dans les prochains mois et déploré que Nicolas Sarkozy et François Hollande, selon lui, n'en parlent pas.

L'ancien ministre de l'Education nationale a pris pour exemple le déficit du commerce extérieur, où la France est dans une situation particulièrement délicate, a-t-il remarqué.

"Durant des années, on nous a bourré le mou, à tous sans exception", a-t-il lancé sous les acclamations, appelant à "reconstruire ce que pendant des années ils ont laissé détruire".

Déclarant implicitement qu'il n'en serait pas, il a ironisé sur les ralliements à François Hollande de plusieurs personnalités ayant occupé des postes dans des gouvernements de droite. "Ah si les girouettes produisaient de l'électricité quand elles tournent, les énergies renouvelables auraient fait un sacré pas en avant", a-t-il lancé.

Thierry Lévêque

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M6744133 le vendredi 20 avr 2012 à 09:53

    je n'étais pas BAYROU ! mais je suis en train d'évoluer ! Il sera la Grosse Surprise du 1er Tour.. Marine nous le savions déjà ! Il sera 1er Ministre de SARKOZY, son meeting d'hier soir a été remarquable de vérité,de bon sens et de fermeté... il prendra des voix aux socialos et en plus réglera les problèmes de Mr SARKOZY avec L'UMP... que celui-ci ne peut pas faire directement !

  • M3101717 le vendredi 20 avr 2012 à 07:13

    Mais, très rapidement, il fera son choix et... A la soupe ;)