Bayrou prône gel de la dépense publique et hausses fiscales

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FRANÇOIS BAYROU PRÔNE GEL DES DÉPENSES PUBLIQUES ET HAUSSE DE LA FISCALITÉ
FRANÇOIS BAYROU PRÔNE GEL DES DÉPENSES PUBLIQUES ET HAUSSE DE LA FISCALITÉ

PARIS (Reuters) - François Bayrou entend revenir à l'équilibre des finances publiques de la France dès 2015 en réduisant le déficit de 10 milliards d'euros dès cette année, puis de 30 milliards les trois suivantes par une augmentation de la fiscalité.

Une hausse de deux points de la TVA et le gel de la dépense publique feront partie de ses premières mesures, qui permettront selon lui d'éliminer le déficit un an avant l'échéance prévue par le gouvernement et deux ans avant celle visée par le PS.

Dans un entretien à paraître samedi dans Le Figaro Magazine, le candidat centriste, qui ambitionne de figurer au second tour de l'élection présidentielle, détaille le volet économique de son programme, dont il avait jusqu'à présenté ébauché les grandes lignes.

Le principe, déjà énoncé, est de combler le déficit public, évalué à 100 milliards d'euros par an, via 50 milliards d'économies sur les dépenses et 50 milliards de recettes nouvelles en trois années budgétaires et demie.

"Cet effort, je propose de le faire en quatre étapes. Après la présidentielle de 2012, sur une demi-année, nous devrons réduire le déficit de 10 milliards, puis de 30 milliards chacune des années 2013, 2014 et 2015", explique le président du Mouvement Démocrate (MoDem).

"Notre principe, précise-t-il, sera zéro progression de la dépense publique".

"Si nous gelons à son niveau actuel la somme des dépenses de l'Etat, de la Sécu, des collectivités locales, nous récupérerons mécaniquement, en raison de l'inflation, quelque 25 milliards par an", estime François Bayrou.

"Cela ne veut pas dire bloquer tous les postes : les salaires ou les retraites doivent respirer. Mais pendant deux ou trois ans, chaque fois qu'il y aura une augmentation, il devra y avoir une réduction dans un autre chapitre pour que le total n'augmente pas", dit-il.

20 MILLIARDS D'ÉCONOMIES SUR LA SANTÉ

La règle du "zéro progression" nécessitera des réformes de structure, selon le dirigeant centriste, qui ne remet pas en cause le principe du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux mais souhaite le moduler.

"Cela ne peut pas se faire à l'aveugle. Il y a des secteurs qui doivent être protégés : par exemple, l'éducation. D'autres qui doivent être réorganisés. (...) Il ne faut pas procéder de manière mécanique mais en posant les hiérarchies, en s'interrogeant sur les missions de l'Etat", considère François Bayrou.

A titre d'exemple, l'ancien ministre de l'Education nationale juge que les dépenses de la présidence de la République, estimées à 110 millions d'euros par an, peuvent être réduites de 20%.

S'agissant des dépenses de santé, François Bayrou veut économiser 20 milliards d'euros en trois ans.

"Cela demandera des efforts, mais là encore, c'est faisable", avance le candidat, sans autre précision.

Au chapitre recettes, François Bayrou souhaite refiscaliser les heures supplémentaires et mettre en oeuvre "une augmentation modérée de la TVA" de deux points.

Il rappelle deux propositions fiscales connues : porter la tranche de 41% de l'impôt sur le revenu à 45% et créer une tranche à 50% pour les revenus supérieurs à 250.000 euros par an. Le quotient familial serait maintenu.

"Réduire la dépense, équilibrer les recettes, voilà le seul chemin à suivre", souligne François Bayrou en relativisant l'effort demandé aux Français.

"Je préfère des années d'efforts à des années de plaintes et de lamentations", déclare-t-il, en assurant que cet effort collectif sera facilité par le "climat d'union nationale" qu'il s'engage à instaurer en France s'il est élu.

Sophie Louet, édité par Yves Clarisse

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  • chatnour le jeudi 19 jan 2012 à 17:02

    @cafcrem : tiens, vous ne nous parlez pas de la Hongrie aujourd'hui ? Si vous, vous ne les gagnez pas, c'est probablement que vous ne les valez pas. A propos, avez-vous fait Sciences Po ou l'ENA ? Moi, en tous cas, ces revenus ne me choquent pas spécialement.

  • M4189758 le jeudi 19 jan 2012 à 14:34

    JPi - Comme quoi on peut faire sans augmenter le nombre des impots: une idée fixe de nos plolis tiques. De vraies sangsues teigneueses dès qu'il sagit de 'sous' faciles.

  • M4189758 le jeudi 19 jan 2012 à 14:33

    JPi - Pas de solution proposée par Sarkozy ou Hollande pour réduire les dépenses de l’état, rien qu’augmenter les impôts. Je propose la : « Fin des abus ». 1- Fin des 35 h , 2 -Plafonnement des retraites , 3- réduction (-20%) des salaires et retraites de la fonction publique européenne , 4 - fin des niches fiscales. 5 - Taxation à mort des parachutes dorés, des primes, des salaires mirobolants et des sociétés qui permettent ces détournements d’argent. « PARTAGER PLUS, LA PEUR EN MOINS »

  • M4189758 le jeudi 19 jan 2012 à 14:32

    JPi - Travailler plus pour payer plus d'impôt : c'est 30% de la solution. Réduire les dépenses de l’état : c'est 70% de la solution. Le mur de la dette c'est comme le mur du son : ça pète en passant. Il n'y a pas de solution soft. Quand, nos ‘polis tiques’, commenceront-ils à dépenser moins ? Pour le 1er avril le premier vrai plan de rigueur pour l’état ? Allons, COURAGE !

  • laquitta le jeudi 19 jan 2012 à 14:07

    il a raison sur le fond, mais l'appliquera t-il ou s'agit-il encore d'une promesse de politicien?

  • dhote le jeudi 19 jan 2012 à 13:46

    Il a pompé le programme de Sarkozy

  • georg199 le jeudi 19 jan 2012 à 13:32

    c'est que dit Sarko ! alors pourquoi changer de Président ?Au moins l'actuel a fait la preuve de son courage, de la quantité de travail etc...