Bayrou et Fillon défendent le boulanger des Landes

le
0
Bayrou et Fillon défendent le boulanger des Landes
Bayrou et Fillon défendent le boulanger des Landes

Sept jours par semaine, c'est trop. Un boulanger de Saint-Paul-lès-Dax (Landes) est contraint, après une mise en demeure de l'inspection du travail, de fermer un jour par semaine, comme l'impose un arrêté préfectoral de 1999. «J'ai ouvert 7 jours sur 7 pendant 3 ans et demi. Je crée des emplois et de la richesse, je ne vois pas pourquoi on m'empêcherait de le faire», a expliqué Stéphane Cazenave, qui emploie 22 salariés et avait obtenu en 2014 le prix de «la meilleure baguette de France» au 1er Master national de la baguette de tradition française.

L'arrêté est original : une boulangerie peut rester ouverte mais la vente de pain doit cesser pendant 24 heures. Après deux visites de l'inspection du travail, en octobre 2013 et au printemps 2014, puis une audition par la police en juillet 2014, le tribunal administratif a donné sa réponse. Depuis le 2 février, Stéphane Cazenave a donc fermé les portes de son commerce le lundi. Mais il conteste toujours l'arrêté préfectoral : «Cela représente une perte sèche de 250 000 euros de chiffre d'affaire par an, je vais devoir licencier un ou deux salariés», affirme le boulanger. 

«Il y a besoin de règles collectives que ce soit pour le travail du dimanche ou pour l'ensemble des droits du salarié», a réagi Philippe Martinez, nouveau secrétaire général du syndicat CGT. «On focalise beaucoup sur le travail du dimanche, on cite un cas qui ne peut pas être une généralité. C'est les contradictions qu'on a à gérer. Parfois il nous arrive d'être du côté de la préfecture», a tranché, un peu gêné, le successeur de Thierry Lepaon sur RTL.

VIDEO. La CGT soutient la décision de la préfecture (à partir de 2'58)

François Bayrou est, lui, du côté de l'artisan. La mesure est «inacceptable», pour le maire de Pau et président du Modem. «Au fond les Français veulent que le dimanche ne soit pas un jour comme les autres mais ils veulent qu'on laisse travailler ceux ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant