Bayrou épingle les candidats de "l'illusion" et de la "division"

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FRANÇOIS BAYROU SE VEUT LE CANDIDAT DE L'UNION
FRANÇOIS BAYROU SE VEUT LE CANDIDAT DE L'UNION

TOULOUSE (Reuters) - Se présentant comme le "candidat de l'union", François Bayrou a épinglé samedi soir lors d'un meeting de campagne à Toulouse les candidats de "l'illusion" et de la "division" à deux mois de l'élection présidentielle.

"Nous avons en face de nous les candidats de la division et de l'illusion. Et nous avons sur les bords les candidats de l'extrême division et de l'extrême illusion", a déclaré le candidat du MoDem, crédité de 12 à 15% d'intentions de vote dans les sondages.

"Nous serons dans cette élection les porteurs de l'unité nationale qui seule permet de s'en sortir", a-t-il ajouté devant ses partisans réunis à la Halle aux Grains de Toulouse.

Le troisième homme de la présidentielle de 2007 a fustigé une nouvelle fois Nicolas Sarkozy et François Hollande, rendant à la fois l'UMP et le Parti socialiste responsables "du surendettement" et "des gaspillages" de l'argent public.

"C'est la succession des uns et des autres qui a mis le pays dans cet état", a t-il estimé, avant de demander à un public conquis : "Faut-il remettre le PS là ou il a échoué ? (...) Ce que nous avons combattu, c'est le chemin des illusions. Ceux qui disent à différents publics ce qu'ils ont envie d'entendre."

"Il n'est pas vrai qu'ils créeront 60 000 emplois dans l'éducation. Ces illusions-là nous ont fait tellement de mal par le passé qu'il est de notre responsabilité de dire (aux Français) : 'attention, on est en train de vous leurrer'."

Faisant référence aux récentes polémiques sur la viande halal, François Bayrou a dénoncé la campagne du président sortant, "le climat de la division, de l'excitation de notre peuple contre une autre partie".

"On n'a rien trouvé d'autre que d'aller chercher des histoires de boucherie, de halal", a-t-il dénoncé. "Ce n'est pas le bien-être animal qui les préoccupe, ce ne sont pas les méthodes d'abattage de l'Islam qui les préoccupent (...) Ils veulent que la passion publique s'exprime contre (les musulmans)."

Quelques minutes avant le début du discours de François Bayrou, Philippe Douste-Blazy, ancien ministre UMP rallié au MoDem, a fait son mea culpa.

"L'arrivée de Nicolas Sarkozy (à la tête de l'UMP) m'a fait comprendre que j'avais tort et je reconnais mon erreur", a-t-il lancé.

Selon un sondage Ifop pour Sud-Ouest dimanche, près de deux tiers des Français souhaitent que François Hollande gouverne avec les écologistes et des représentants du MoDem s'il est élu président de la République le 6 mai.

Guillaume Serries, édité par Marine Pennetier

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