Batho rejette l'idée d'une fin des tarifs réglementés du gaz

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DELPHINE BATHO OPPOSÉE À LA PERSPECTIVE D'UNE FIN DES TARIFS RÉGLEMENTÉS DU GAZ
DELPHINE BATHO OPPOSÉE À LA PERSPECTIVE D'UNE FIN DES TARIFS RÉGLEMENTÉS DU GAZ

PARIS (Reuters) - La ministre de l'Energie a rejeté jeudi l'idée d'une suppression progressive des tarifs réglementés du gaz en France, que l'Autorité de la concurrence préconise en estimant qu'ils nuisent au bon fonctionnement du marché.

"Delphine Batho confirme la volonté du gouvernement de conserver les tarifs réglementés de vente du gaz et de l'électricité pour les ménages", dit-elle dans un communiqué. "Une remise en cause de ces tarifs n'est pas à l'ordre du jour."

La ministre défend les tarifs réglementés en faisant valoir qu'ils "permettent de protéger le pouvoir d'achat sur le long terme, ce qui n'empêche pas les consommateurs de bénéficier des offres concurrentes lorsque celles-ci sont moins chères".

Les tarifs du gaz font l'objet d'une formule de calcul qui tient compte des coûts d'approvisionnement, de transport, de stockage, de commercialisation et de distribution de GDF Suez. Ils sont fixés mensuellement et non plus tous les trimestres, depuis le 1er janvier.

"Le maintien des tarifs réglementés du gaz a une influence défavorable sur le fonctionnement de la concurrence sans pour autant contribuer positivement à la compétitivité des entreprises françaises ni au pouvoir d'achat des ménages", souligne l'Autorité de la concurrence dans un communiqué diffusé jeudi.

"Dans le cadre d'un avis rendu au gouvernement (...), l'Autorité de la concurrence préconise leur suppression, par étapes, de manière à permettre le développement d'offres plus compétitives, au bénéfice des consommateurs", ajoute-t-elle.

L'Autorité recommande à l'exécutif que cette suppression, qui devrait s'étaler sur plusieurs années, s'applique en premier lieu aux grands clients industriels, puis aux PME-PMI et enfin aux particuliers.

Dans un rapport publié mardi, la Commission de régulation de l'énergie (CRE) a fait valoir que la formule de calcul des tarifs du gaz en France reflétait correctement les coûts d'approvisionnement de GDF Suez mais qu'elle devrait être révisée d'ici au 1er octobre pour traduire les renégociations de contrats du groupe.

Matthias Blamont et Benjamin Mallet, édité par Dominique Rodriguez

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