Batho estime qu'elle n'a pas «manqué à la solidarité gouvernementale»

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Batho estime qu'elle n'a pas «manqué à la solidarité gouvernementale»
Batho estime qu'elle n'a pas «manqué à la solidarité gouvernementale»

Deux jours après son limogeage surprise, l'ancienne ministre de l'Ecologie Delphine Batho a tenu sa promesse. La «militante», comme elle se définit elle-même, a vidé son sac lors d'une conférence de presse entamée ce jeudi vers 15 heures. Un exercice difficile pour la socialiste, entre justification et préservation de son avenir politique.

Qualifiant son éviction du gouvernement de «disproportionnée», Delphine Batho a notamment accusé le gouvernement d'avoir cédé à «certaines forces économiques», liées notamment au gaz de schiste et au nucléaire, qui «voulaient (s)a tête». La socialiste a également répondu aux reproches formulés par le président François Hollande, en assurant qu'elle n'avait «en aucun cas manqué à la solidarité gouvernementale».

Batho dénonce «un tournant de la rigueur qui ne dit pas son nom»

«Le budget est mauvais», avait-elle osé dire mardi matin au micro de RTL, avant que Matignon ne la convoque en urgence. Ce budget est «un tournant par rapport à la volonté de mener à bien la transition écologique», a-t-elle répété ce jeudi. «Ce que je n'accepte pas, ce n'est pas de faire des compromis, c'est le tournant de la rigueur qui ne dit pas son nom et qui prépare la marche au pouvoir de l'extrême droite dans notre pays», a encore déclaré l'ex-ministre PS, qui est également députée des Deux-Sèvres et qui retrouvera son siège dans un mois.

Et l'ex-ministre de mettre en cause Jean-Marc Ayrault qui, selon elle, arbitre désormais les budgets «sans discussion directe avec les ministres concernés». «Quelque chose a changé (...) mes demandes budgétaires sont remontées à l'arbitrage du Premier ministre qui procède aux arbitrages sans discussion directe avec les ministres concernés», a-t-elle accusé, avant d'ajouter : «Mon éviction est aussi un message à mes ex-collègues pour leur dire que c'est fini, la collégialité au sein du gouvernement».

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