Bataille sur la loi Travail : comment la police compte les manifestants

le , mis à jour à 09:51
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Bataille sur la loi Travail : comment la police compte les manifestants
Bataille sur la loi Travail : comment la police compte les manifestants

La pluie était bien au rendez-vous mercredi... mais elle n'a duré que la matinée et n'a pas empêché les salariés, les étudiants et les lycéens de sortir dans la rue, un peu partout en France, pour dire non au projet de loi El Khomri sur la réforme du Code du travail. Combien étaient-ils ? C'était bien sûr la grande interrogation à la veille de cette première mobilisation du peuple de gauche contre le pouvoir de gauche.

De l'ampleur des rassemblements dépend l'avenir de cette dernière grande réforme du quinquennat. Et, au-delà, de l'avenir du tandem Hollande-Valls. Entre un Premier ministre arc-bouté sur son image de réformateur sans peur ni états d'âme et un président d'autant plus enclin à réaliser la synthèse des contraires qu'il a l'œil fixé sur sa réélection en 2017, il n'est pas certain que les deux hommes maintiennent le même cap. En clair, un recul sur ce texte — comme Chirac et Villepin calèrent face aux jeunes, il y a dix ans tout juste sur la réforme du CPE (Contrat première embauche) — reste toujours possible.

C'est en tout cas ce que veulent croire les marcheurs de mercredi, qui étaient 400 000 au total dans le pays selon Force Ouvrière, 500 000 selon l'Unef (premier syndicat étudiant) et... 224 000 selon la police (lire ci-dessous). « La même mobilisation qu'aux débuts du CPE, voire plus, relève Jean-Claude Mailly, leader de FO. Le gouvernement devrait être particulièrement attentif . »

Pas la peine de répéter deux fois ce conseil : le gouvernement, qui sait bien que rien n'est plus incontrôlable qu'un mouvement de jeunes, poursuit ses concertations. Discret mercredi, il dévoilera d'ici à lundi sa nouvelle mouture du projet de loi. Certes, la mobilisation étudiante et lycéenne reste assez modeste comparée à celle de leurs aînés en 2006, mais elle n'en est pas moins significative (piquets de grève, lycées bloqués, slogans rageurs contre la « trahison » de la gauche au pouvoir, ...

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  • ostrevan il y a 9 mois

    tout simplement : c'est le capitalisme égoïste qui génère le rejet de celui-ci.

  • d.e.s.t. il y a 9 mois

    Comment peut-on être jeune et de gôche? Si jeunes et déjà si k..!