Bataille de Tikrit: L'armée irakienne veut un soutien aérien

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BAGDAD, 16 mars (Reuters) - L'armée irakienne aura besoin de frappes aériennes pour déloger les combattants de l'Etat islamique (EI) de Tikrit, où la contre-offensive lancée avec le soutien de miliciens chiites est à l'arrêt depuis plusieurs jours, ont déclaré lundi de hauts responsables irakiens. "Il nous faut un soutien aérien de toute force susceptible de travailler avec nous contre l'Etat islamique", a déclaré à Reuters le vice-ministre irakien de la Défense, Ibrahim al Ilami. Il n'a pas voulu préciser si cet appel s'adressait à la coalition internationale mise en place par les Etats-Unis. Alors que les avions de la coalition bombardent des positions tenues par l'Etat islamique en Irak et en Syrie, ils ne sont pas entrés en action à Tikrit, où des forces iraniennes appuient l'armée irakienne et ses alliés chiites. Les Etats-Unis rechignent à l'idée de devoir se coordonner avec les officiers iraniens qui encadrent les miliciens chiites devant Tikrit. "Nous disons qu'il nous faut plus de soutien aérien pour toutes les opérations", a déclaré de son côté Raïd Djoubbouri, le porte-parole du Premier ministre. L'offensive lancée il y a deux semaines contre l'ancien fief de Saddam Hussein est la plus importante opération engagée à ce jour par les forces irakiennes pour tenter de repousser les djihadistes de l'Etat islamique. Après avoir progressé autour de Tikrit, située à 160 km environ au nord-ouest de Bagdad le long du fleuve Tigre et tenue depuis juin 2014 par l'Etat islamique, les forces irakiennes et leurs alliés sont entrés dans la ville la semaine dernière, reprenant le quartier de Kadisia (nord) et plusieurs faubourgs au sud et à l'ouest. Mais ils vont devoir engager à présent un combat de rue contre un adversaire qui a piégé de nombreux bâtiments et carrefours. (Maggie Fick; Henri-Pierre André pour le service français)

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