Bastien Millot : "Bygmalion n'est pas la cash machine de Copé"

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Jean-François Copé et Bastien Millot lors de la campagne des régionales en 2004.
Jean-François Copé et Bastien Millot lors de la campagne des régionales en 2004.

Il ne craque jamais. Devant les policiers, les juges ou ses adversaires politiques, qu'ils s'appellent Van Ruymbeke ou Sarkozy - sa bête noire -, Bastien Millot, le "Copé boy historique" au centre de l'affaire Bygmalion, ne montre aucun signe d'inquiétude. Même dans le bureau du sévère Van Ruymbeke, le 27 mai, il a encore le coeur à faire de l'esprit quand le magistrat pointe sa responsabilité dans une affaire de favoritisme qu'il conteste : "Ah non, ça, Monsieur le Juge, c'est comme les sept plaies d'Égypte, les sauterelles, tout ça..., ce n'est pas de ma faute."

Au côté de Jean-François Copé, il a mené des guerres, de sales guerres. Il appartient à la bande des snipers. À coups de petites phrases assassines et d'échos au vitriol dans les médias. Tant et si bien que les sarkozystes, Pierre Charon en tête, l'accusent, en 2005, d'avoir été de ceux qui ont dévoilé la liaison de Cécilia Sarkozy et Richard Attias en diffusant une photo du couple illégitime publiée à l'origine par la presse suisse... Vrai ou faux, Sarkozy le condamne au bannissement. Et toute la sarkozie s'aligne sur l'oukase du chef. Impressionné, Millot ? Pas pour un sou. Il a souvent été la flèche empoisonnée au service de ses patrons successifs (Carolis, notamment), il s'habitue depuis à devenir la cible, et même aujourd'hui l'épicentre d'un séisme politique dont les secousses ébranlent les fondations de l'UMP.

Un ambitieux en tenue d'Arlequin

Un sniper, avec...

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