Bastia-PSG.Bienvenue en Corse, l'île du football

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Bastia-PSG.Bienvenue en Corse, l'île du football
Bastia-PSG.Bienvenue en Corse, l'île du football

Ce jour-là sur l'Ile de Beauté, seul le vent était excessif. Les anciennes gloires du football, elles, appréhendent les choses avec recul. Charles Orlanducci, l'ex-joueur emblématique (1969-1987) puis président (2006-2010) de Bastia, a quitté son village de Vescovato pour évoquer la symbiose entre sa terre natale et le ballon rond. « Ailleurs, les joueurs portent un maillot, note-t-il. A Bastia, ils portent la Corse sur les épaules. On essaie d'honorer quelque chose. » Walter, le patron de l'hôtel qui porte son nom à Lucciana, boit ces paroles. « Jouer au foot, c'est dire qu'on existe aux autres, estime-t-il. Il y a malheureusement des excités chez nous comme ailleurs, mais ils ne représentent personne. Cette finale est inespérée pour purifier notre image. »

Paul Marchioni, le capitaine ayant soulevé en 1981 le seul trophée remporté par le Sporting, la Coupe de France, a donné rendez-vous dans un café de la place Saint-Nicolas à Bastia. « Ici, c'est un village où les joueurs vivent avec le peuple, assène-t-il. Cette notion compte énormément dans la mentalité insulaire. Dire que le joueur corse est violent est stupide. Mais il faut se rappeler que notre peuple est à fleur de peau, car la vie est difficile. La seule façon de l'exprimer, c'est sur le terrain. »

Le rêve ? Un remake de 1981

Natif de Bastia, Jean-Louis Leca, le gardien remplaçant, énonce ses valeurs d'une voix douce et posée. « Ici, il y a la religion et le football, confie-t-il. Rien d'autre. Sportivement, les gens ont peu de chose. Quand je jouais à Valenciennes, je faisais 30 km et on ne s'intéressait plus à mon club. Là, toute la Corse parle du Sporting. »

Le choc face au PSG représente l'événement à ne pas manquer. « Des Corses vivant en Amérique du Sud vont venir », explique Michel Sorbara, président du club en 1981. Marchioni y voit un parfait remake de la finale victorieuse voici trente-quatre ans. « On va ...

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