Bastia - Nice, pourquoi tant de haine ?

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Bastia - Nice, pourquoi tant de haine ?
Bastia - Nice, pourquoi tant de haine ?

Une mer les sépare, mais une haine réciproque les réunit depuis plus de quarante ans. Les supporteurs bastiais et niçois se détestent, et cela fait déjà trois saisons que les uns et les autres sont interdits de déplacement chez le club rival. A la manière de la célèbre théorie du battement d'ailes du papillon se transformant en tornade, tout a commencé par une simple poussette du gardien Bastiais Pantelic le 22 novembre 1972 sur le Niçois Van Dijk. Dans la minute suivante, la pelouse a été envahie par le public corse.

 

Quatre ans plus tard, un match retour de Coupe de France était allé à son terme malgré des jets de boulons et de piles sur le portier niçois. Il aurait dû être rejoué, mais Jacques Médecin, alors maire de Nice, exigea et obtint le forfait des Aiglons. « A cette époque, il n'y avait pas d'université en Corse, et nos étudiants allaient à Nice, se souvient Charles Orlanducci, l'emblématique capitaine du Sporting dans les années 1970 et 1980. Là-bas, le foot a servi pour créer un phénomène de lutte. C'était sur fond de nationalisme. D'un coup, on s'est retrouvés comme les représentants de ces luttes, et cela ne nous déplaisait pas. »

 

En 1977, des Niçois se plaignent d'avoir vu des dirigeants arborer, sous leurs vestes, des revolvers. « La main sur le veston est une attitude héritée de Napoléon », ironise un dirigeant corse. Jean-Noël Huck, le capitaine de l'OGCN d'alors lance : « Je n'irai plus jamais jouer en Corse. » Quelques semaines plus tard, son magasin de sport à Nice est incendié...

 

Dans les années 1990 et 2000, le calme a rarement plané au-dessus des rencontres et le recensement des incidents n'a jamais cessé. Même les interdictions de déplacement, décidées par les pouvoirs publics, ont mis de l'huile sur le feu corse.

 

Une tête de Maure provoque l'envahissement du terrain

 

En octobre 2014, le gardien du Sporting Jean-Louis Leca, voulant rendre ...

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