Bastareaud : " Si une équipe est favorite, c'est l'Italie "

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Bastareaud : " Si une équipe est favorite, c'est l'Italie "
Bastareaud : " Si une équipe est favorite, c'est l'Italie "
A quatre jours du déplacement à Rome, en Italie, Mathieu Bastareaud revient sur l'importance de la cohésion de groupe et le piège du déplacement en Italie. Il insiste aussi sur le fait de ne pas avoir peur de prendre des initiatives.

Mathieu Bastareaud, quel est votre état d'esprit actuellement après la défaite contre le pays de Galles ?
On y va avec l'envie de bien faire. On a tous été très déçus du match contre les Gallois. Une semaine est passée, tout le monde est rentré en club puis on a fait un débriefing dimanche. C'est évacué et on pense à l'Italie

Vous vous êtes vus entre joueurs autour d'une réunion. Cela peut-il vous aider ?
C'est une réunion pour que chacun puisse dire son ressenti dans le groupe au quotidien. Ce sont des choses qui se font assez régulièrement en club habituellement. Quand il y a des résultats comme ça, c'est que quelque chose cloche et il faut en discuter entre nous.

Vous êtes confiants pour ce déplacement en Italie ? L'Italie n'est pas l'Angleterre, c'est sûrement un bon moyen de se relancer non ?
Il faut aussi respecter les Italiens et ça peut ressembler à un match piège. Mais c'est un match qui arrive au bon moment pour nous, on va voir si on est des hommes et si cette réunion aura servi à quelque chose. C'est bien de se parler et de se dire les choses mais s'il n'y a pas d'acte sur le terrain, ça ne sert à rien, ça efface tout. Actuellement on a besoin d'actes forts sur le terrain.

« Là où on a été le meilleur, c'est quand on a pris l'initiative »

Les effets de ce changement se font-ils déjà ressentir ?
On a déjà pu sentir à l'entraînement qu'on était plus impliqué. C'était un super entraînement et tout le monde était content que ce soit les coachs ou les joueurs. Il faut se servir de ça à chaque fois quand on est en Equipe de France. Il ne faut pas se réveiller car on a été frustré une semaine avant, que la réaction dure une semaine et qu'on retombe dans nos travers. Il faut un peu plus de continuité.

Vous disiez qu'il faut respecter les Italiens, mais aujourd'hui est-ce qu'on peut dire que l'Equipe de France évolue au même niveau que l'Italie ?
Et bien force est de constater que oui. Le rugby italien a beaucoup évolué, ils ont des mecs comme Sergio Parisse qui font partis des meilleurs joueurs du monde. On ne peut que les respecter, surtout avec les résultats que l'on a, on ne peut pas prendre une équipe de haut comme ça. Ça va être difficile, dans un climat hostile à l'extérieur tandis qu'eux sont allés chercher une victoire en Ecosse. Si une équipe est favorite, ce sera forcément l'Italie.
Dix ans en arrière on ne serait pas posé de question mais la réalité aujourd'hui est tout autre.

L'équipe s'entraîne avec sérieux toute la semaine, il y a une bonne ambiance dans le groupe. Il y a un blocage une fois sur le terrain ?
C'est vrai que l'on a un peu de mal à mettre en place ce qu'on fait durant la semaine. Un blocage c'est possible oui. On se sent vite pris à la gorge une fois qu'un imprévu se passe sur le terrain. Alors qu'au contraire il faut qu'on réussisse à s'adapter et à respecter nos plans de jeu. Là où on a été le meilleur c'est quand on a pris l'initiative. Quand on a marqué les essais contre les Gallois ou les Irlandais il n'y avait rien de structuré. Il faut savoir se lâcher et arrêter d'avoir peur de se faire taper sur les doigts. Il faut penser au moment présent. Si on fait un en-avant c'est pas grave, on se re-concentre et c'est reparti.

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