Basket: Tony Parker tire les Bleus vers le haut

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TONY PARKER TIRE LES BLEUS VERS LE HAUT
TONY PARKER TIRE LES BLEUS VERS LE HAUT

par Sophie Greuil

ANTIBES, Alpes-Maritimes (Reuters) - De Batum à Piétrus en passant par Lauvergne, Gelabale et Diot, les Bleus expliquent à Reuters comment leur célèbre meneur Tony Parker est leur pièce maîtresse, leur maître à jouer voire leur maître à se surpasser.

Né en Belgique et formé à Fécamp, "T.P." et son 1,85 m n'en finissent pas à 31 ans d'illuminer autant les Bleus que les parquets de NBA, où il mène les Spurs de San Antonio depuis 2001.

Quand il s'agit de croquer Tony Parker, Nicolas Batum, 24 ans, ne dégaine pas une réponse de Normand comme sa région d'éclosion commune avec le meneur de l'équipe de France pourrait l'y pousser.

"Même s'il est dans le top des cinq meilleurs joueurs du monde et que tout le monde lui saute dessus dès qu'il met le nez dehors, Tony Parker reste un mec tout à fait normal", explique-t-il à la veille de l'entrée en lice des Bleus à l'Euro de basket en Slovénie.

"Compétiteur né, Tony déteste perdre mais d'une force que j'ai rarement rencontrée dans ma carrière. Du coup, il a l'art et la manière d'embarquer tout le monde dans une contagieuse rage de vaincre donc vers la gagne", note l'ailier de Portland, formé à Pont-L'Evêque.

Du haut de ses 2m01, ses 32 ans et ses plus de 160 sélections chez les Bleus, Florent Piétrus n'en finit pas d'être surpris par Tony Parker.

"Même si je le connais depuis que nous sommes tout petits, même si je joue avec lui depuis quinze ans, quand je joue à ses côtés il continue à me surprendre, à faire des trucs auxquels je ne m'attends pas et qui, souvent, m'amusent", raconte l'ailier.

"Quand il accélère, il a une telle pointe de vitesse que même nous, ses coéquipiers, nous sommes très souvent épatés par sa vivacité et sa créativité bluffantes", dit le Guadeloupéen qui évolue au Valencia, en Espagne.

"UN TALENT UNIQUE"

Comme Tony Parker attire toutes les défenses du monde sur lui, il libère forcément des espaces et dans un sens, les esprits autour de lui.

Florent Piétrus avoue par exemple "gagner en calme et en sérénité au point de se libérer pour tenter des trucs".

"Il nous aide et nous pousse toujours à nous surpasser", rebondit de son côté Mickaël Gelabale.

"Quand je suis à ses côtés, je ressens moins de pression sur les épaules. Comme je doute moins et comme il m'ouvre des espaces, j'ose plus de paniers à trois points."

Aux côtés "de cet exemplaire leader en dehors et sur le terrain", Antoine Diot reconnaît, aussi, "devenir plus posé, plus calme".

"Comme Tony sait tout faire, sait ce qu'il doit faire et sait ce que l'équipe doit faire, quand je lui passe le ballon, je le fais toujours en sachant qu'il fera le bon choix : ça me libère d'un gros poids", avoue le meneur de Strasbourg âgé de 24 ans.

"Amoureux du basket au point de regarder toutes les informations et analyses le concernant, Tony aime faire vivre le ballon, a toujours l'intelligence de ne pas le garder pour lui", note de son côté le Manceau Charles Kahudi.

"Même s'il a le physique de Monsieur Tout-Le-Monde, Tony Parker est juste un talent unique animé d'une intelligence de jeu exceptionnelle."

Estampillé "relais de Tony Parker" par l'entraîneur national Vincent Collet, Thomas Heurtel, 24 ans, dit considérablement s'enrichir au contact de son aîné.

"A la fois exigeant avec lui-même et simple avec les autres, Tony a un impact sur un groupe allant bien au-delà du terrain, impact qui ira bien au-delà de sa carrière si on lui laisse l'opportunité de rester proche des Bleus", prédit-il.

Petit nouveau chez les Bleus avec ses 21 ans, ses 2m11 et une médaille européenne de bronze chez les Espoirs en 2011 autour du cou, Joffrey Lauvergne parachève ce portrait en décrivant quelqu'un qui "prend tellement souvent la bonne décision qu'il donne l'impression de ne jamais faire d'erreur".

"Quand il est avec nous, tout le monde se pose moins de questions, se libère et donne le meilleur de lui-même. Du coup, tout le monde est tiré vers le haut", conclue le champion de France de 2012 avec Chalon-sur-Saône et champion de Serbie de 2013 avec le Partizan de Belgrade.

(Edité par Olivier Guillemain)

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