Basket - CSKA Moscou : La NBA, les JO, Tony Parker... Nando De Colo se lâche

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Basket - CSKA Moscou : La NBA, les JO, Tony Parker... Nando De Colo se lâche
Basket - CSKA Moscou : La NBA, les JO, Tony Parker... Nando De Colo se lâche

Dans une interview accordée à la Ligue Nationale de Basket, Nando De Colo n’a éludé aucun sujet : le CSKA Moscou, la NBA, l’équipe de France ou encore Tony Parker.

Tout a réussi à Nando De Colo la saison passée… Ou presque. Vainqueur et MVP de l’Euroligue avec le CSKA Moscou, meilleur joueur français de la saison, Nando De Colo a sans aucun doute livré la meilleure saison de sa carrière en 2015-2016. Une saison légèrement obscurcie par l’échec aux Jeux Olympiques avec l’équipe de France et une élimination en quart de finale. Dans une longue interview donnée à la Ligue Nationale de Basket (LNB), De Colo a évoqué de nombreux sujets : du CSKA Moscou en passant par la NBA et l’équipe de France.

Le CSKA Moscou ou la NBA ? De Colo a hésité

Avant de briller avec le CSKA Moscou, Nando De Colo a fait un passage plutôt mitigé en NBA entre 2012 et 2014 sous le maillot des Spurs de San Antonio et des Toronto Raptors. Alors, lorsque le choix de rester en Russie ou de repartir en NBA s’est posé l’été dernier, il a quelque peu hésité : « Je n’avais donc rien de concret en NBA, rien que des pistes et des rumeurs. Mais en dehors de ça, j’avais aussi très envie de continuer avec le CSKA, donc ça n’a pas été une décision difficile à prendre. Pas difficile, mais pas facile non plus ! » Et d’ajouter : « Derrière la saison qu’on venait de vivre avec le CSKA, en ayant tout gagné, je ne me voyais vraiment pas évoluer dans une franchise qui est en vacances à la mi-avril. Je suis un compétiteur avant tout et ce que je recherche, c’est cette adrénaline qui vous parcourt quand vous disputez des finales, des matches capitaux. Je veux aussi des titres, parce que c’est ce dont on se souvient des années après votre retraite. C’est pour ça que j’ai choisi de rester à Moscou. J’en voulais plus… Après, on verra bien comment ça se passe. »

La NBA à 32 ans ?

S’il a finalement prolongé avec le CSKA Moscou, Nando De Colo ne ferme pas pour autant les portes d’un éventuel retour en NBA dans les années à venir : « Bien sûr que ça reste dans un coin de ma tête. On ne peut pas se dire comme ça, tant pis, ce n’est pas bien grave ! J’y pensais au moment de signer. Au fait que j’aurai 32 ans en fin de contrat ici. Je me suis dit que ce ne serai pas ma fin de carrière non plus. Donc pourquoi pas aller en NBA à ce moment-là. En tous cas, ce ne sera pas pour refaire les deux années que j’ai passé là-bas, essentiellement sur le banc de touche, mais pour avoir un vrai rôle dans une équipe. Dans trois ans, cela vaudra sans doute le coup de retenter ma chance, sachant que pendant les 4 ou 5 années où je suis au top de ma carrière, j’ai un rôle majeur dans une grosse équipe. Je compte bien être encore au top à 32 ans. Mais oui, entre 27 et 32 ans, il était hors de question de ne pas jouer au basket et de regarder les matches depuis un banc de touche, même en étant très grassement payé ! »

L’échec de Rio

Eliminé en quart de finale des Jeux Olympiques par l’Espagne, l’équipe de France a déçu à Rio. Et De Colo en est conscient : « Cela a été clairement un échec ce qui s’est passé cet été. Il ne faut pas s’en cacher. Nous avons d’abord fait le boulot en allant chercher cette qualification pour les JO, et ça n’avait rien de facile, quoique les gens puissent en penser. Et une fois sur place, je crois qu’on s’est menti. On pensait qu’une fois que le quart de finale arriverait, on allait enclencher je ne sais quel bouton et que là, tout se passerait comme dans un rêve. Mais ça ne fonctionne pas comme ça. Il faut se préparer à ce genre de match. Là, on s’est vu, je pense, un peu trop beau. » Avant de compléter : « On ne s‘est pas donné les moyens, c’est un fait. On s’est dit que la Russie, il y a quatre ans, en était passé par le TQO avant d’aller chercher la médaille de bronze. Donc que ça allait se passer comme ça pour nous aussi. Mais en fin de compte, ce n’est pas comme ça que ça se passe. (…) Tous les joueurs ont vraiment eu du mal à trouver leur place. Même quand Rudy (Gobert) est arrivé dans l’équipe, ça n’a pas été simple. Parce que ça a redistribué pas mal de cartes dans le secteur intérieur. Voilà… »

« Ce qui me déplait le plus, c’est ce que Nico a pu dire »

Après les Jeux Olympiques, Tony Parker avait quelque peu égratigné le nouveau leader de l’équipe de France : « On était champions d’Europe, on était performants, on enchaînait les médailles, avec moi et Nico en tête d’affiche. Depuis l’années dernière, c’est Nando la tête d’affiche ». Malgré ces « piques », De Colo a préféré jouer l’apaisement : « Personnellement, je n’ai pas vraiment fait attention à tout ça. Et puis, je pense qu’il y a eu certaines choses qui ont été mal interprétées. Moi, derrière, je sais que j’ai eu quelques discussions avec Tony pour savoir comment tout se passait. Lui m’a écrit pour me demander comment se déroulait ma reprise à Moscou. J’ai fait la même chose lors de la reprise NBA. Je crois que ce n’est pas ce qu’il a voulu dire… Moi, sur tout ce qui a été évoqué, ce qui me déplaît le plus, c’est ce que Nico (Batum) a pu dire. Parce que si c’est vraiment ce qu’il a pu ressentir, c’est à dire de ne pas avoir été exploité de la meilleure des manières, bah ce n’est pas après la compétition, dans la presse, qu’il faut le dire, mais plutôt pendant la compétition et au moment voulu. »

L'avenir en équipe de France

Désormais, c’est vers l’avenir que l’ancien choletais regarde. Et vers les prochaines échéances que sont l’EuroBasket (du 31 août au 17 septembre 2017) et le Mondial 2019 en Chine : « Il faudra, de toute façon, du sang neuf au sein de l’effectif. Il faut remplacer Tony, remplacer Flo, remplacer Mike. Même Boris, il n’a plus ses jambes de 20 ans. Donc il va bien falloir trouver une vraie rotation à son poste. Je pense que c’est le moment pour mettre les choses à plat. Sans oublier bien sûr, les résultats qu’on a pu avoir ni comment nous avons fait pour les obtenir. Et surtout retrouver cette faim pour aller chercher les meilleurs résultats possibles. Cela commence par l’été prochain, où nous devrons aller chercher le titre à l’EuroBasket, puis le Mondial en 2019. »
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