Basket - ASVEL - Bandja Sy : « On a une cible sur le dos »

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Basket - ASVEL - Bandja Sy : « On a une cible sur le dos »
Basket - ASVEL - Bandja Sy : « On a une cible sur le dos »

Transféré de Nancy à l’ASVEL cet été, l’ailier Bandja Sy (26 ans) aborde avec beaucoup d’ambition sa première saison avec les champions de France en titre, qui le voulaient absolument.

Bandja Sy, l’ASVEL est-elle prête à entamer la défense de son titre ce samedi face à Monaco ? On attend tous le début de saison avec impatience. On y est. On est tous content et prêts à lancer notre saison. Vous commencez par un gros morceau, avec ces Monégasques clairement candidats au titre... Tous les matchs seront importants, mais celui-là, ce sera un de nos plus gros matchs de la saison. On les a joués en match amical il n’y a pas si longtemps (défaite 62-73 samedi dernier, ndlr), et on sait de quoi ils sont capables. On avait été très faible au niveau du rebond, on n’avait pas supporté leur pression défensive. Là, on s’est bien préparé et on montrera un autre visage. La saison a en tout cas bien commencé, avec une victoire dans le Match des Champions contre Le Mans... C’est un premier trophée. Et ce qui est bien aussi, c’est qu’on a plutôt bien joué dans l’ensemble du match. Il y a eu un gros trou dans le troisième quart-temps, mais on a su le surmonter. C’est la réaction et l’envie qu’il y a eu dans le dernier quart-temps qu’il faut surtout retenir. Il faut rester sur ce rythme. Si on joue comme ça samedi, avec le même état d’esprit, on a de bonnes chances de gagner le match, même si ça va être difficile. Mais ça le sera pour eux aussi (sourires). Avec seulement deux victoires en pré-saison, êtes-vous inquiet ? Que ce soit les joueurs ou le staff, on ne pense pas que c’est inquiétant. Justement, ce n’est pas une si mauvaise chose que ça, car ça nous remet en place. On sait qu’on a encore du travail, notamment sur les pertes de balles, et sur le fait de pouvoir supporter l’agression défensive. C’est pour ça aussi qu’il y a une pré-saison, pour se retrouver, apprendre à se connaître entre joueurs, s’adapter aux systèmes de jeu. L’équipe a été remaniée à 60%, donc il y a des joueurs qui viennent d’un système différent. On garde les pieds sur terre, on sait qu’on a du boulot. Mais tant qu’on travaille, ça se passera bien.

Sy : « Quand le champion de France te veut, tu ne peux pas dire non »

Comment se passe votre intégration justement ? Ca se passe très bien. Le staff encadre bien les joueurs, explique bien ce qu’il attend de chaque joueur. Les joueurs qui étaient là la saison passée, c’est comme des coachs, ils font le maximum pour que notre intégration se passe pour le mieux. Tout le monde s’entend bien, en dehors et sur le parquet. Vous avez signé quatre jours après que l’ASVEL a été sacrée championne de France. Vous étiez une priorité pour les dirigeants villeurbannais ? Oui, c’est ce qui m’a donné envie de venir ici. Tout le staff avait envie que je vienne. Ils m’ont proposé un très beau projet, avec possibilité de jouer sur deux postes (ailier et ailier fort), d’apprendre un nouveau poste (ailier fort). Les coachs m’enseignent chaque jour. Ils sont derrière moi, je n’avais joué au poste 4 que pour dépanner quelques minutes. Ils m’ont vraiment fait sentir qu’ils me voulaient vraiment. Mon frère (Amara, qui a joué à l’ASVEL de 1999 à 2002, puis de 2005 à 2007 et de 2012 à 2015, ndlr) aussi m’a conseillé de venir, en me disant que c’était un très bon club, avec des supporters, des dirigeants et un staff cools. Il m’a dit que j’allais bien m’intégrer et que ça allait bien se passer. Et puis quand le champion de France te veut dans son équipe, tu ne peux pas dire non (sourires). Avez-vous discuté personnellement avec Tony Parker ? Il m’a passé un coup de fil, en me disant qu’il était vraiment intéressé par ma venue, et que quand ils avaient parlé de recrutement avec le coach, mon prénom était sorti directement. C’est une très bonne chose pour moi, je suis très content d’être là. J’espère qu’on réussira de bonnes choses.

Sy : « On va jouer la Basketball Champions League à fond »

Vous n’étiez pas dans le cinq majeur pour le Match des Champions. Est-ce ponctuel, ou serez-vous amené à commencer sur le banc au début de la saison ? Pendant la pré-saison, tout le monde a tourné. Si je ne dis pas de bêtises, on n’a jamais eu deux fois le même cinq majeur. On était dans l’esprit de voir ce qui fonctionne le mieux, même pour ce premier match officiel contre Le Mans. Ce sont les choix du coach. Au final, ça m’est égal. Quand on est sur le terrain, il faut juste faire le travail, c’est tout ce qui compte. En tant que champion de France, en titre, l’objectif est forcément de réussir le doublé ? Cela n’a été réussi que deux fois au XXIeme siècle (Pau en 2003 et 2004, Limoges en 2004 et 2015)... On n’espère rien d’autre que faire le doublé, mais c’est sûr qu’on a une cible sur le dos. Ca ne nous met pas de pression, mais on sait qu’on est attendu. C’est rare de faire le doublé. C’est un championnat très dense, mais on veut défendre notre titre, c’est normal. On aborde chaque match de la même façon, tout le monde est un prétendant pour nous. Il faut d’abord gagner le plus de matchs possibles et on parlera de prétendants un peu plus tard dans la saison. Et cette nouvelle Basketball Champions League, est-ce un objectif prioritaire aussi ? On veut gagner le maximum de trophées. On ne sait pas encore trop où on met les pieds, avec cette nouvelle compétition. Mais on est tous compétitifs et on veut tous gagner, donc on va la jouer à fond. 
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