Bas les masques

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Daft Punk, lors des 56e Grammy Awards, à Los Angles, le 26 janvier 2014.
Daft Punk, lors des 56e Grammy Awards, à Los Angles, le 26 janvier 2014.

Pour créer heureux, créons cachés ? PNL, Banksy, Daft Punk, Elena Ferrante… Comment rester anonyme à l’heure du big data ?

C’est un article où le conditionnel est de rigueur. Comme les masques, les capes d’invisibilité, les faux noms et les faux nez sont les « tenues correctes exigées » des artistes qui ont choisi l’anonymat pour développer leur créativité.

Les écrivains Thomas Pynchon, Emile Ajar ou Elena Ferrante… Les musiciens de PNL, de Daft Punk et leurs illustres ancêtres The Residents… Les street artists que l’appétence pour un art mural illégal rend par essence candidats à la clandestinité : Space Invaders, JR, ou l’ombre absolue – celle qui prend toute la lumière – Banksy.

Certains sont démasqués, comme Romain Gary qui, pour La Vie devant soi, s’abritait derrière un pseudonyme, Emile Ajar, et un visage, celui de son petit-cousin, Paul Pavlowitch, ou le plasticien JR, redevenu Jean René.

D’autres, en revanche, contre vents et marées, continuent d’alimenter notre machine à rêves comme un défi à la « peopolisation », ce néologisme barbare qui est la marque de notre temps. Mais comment, à l’heure des réseaux sociaux et du big data, est-il encore possible de garder son mystère, alors qu’inlassablement des hommes cherchent à décrypter leur véritable identité ?

Cryptique attitude Dans ce jeu du chat et de la souris, 2016 a été riche en rebondissements. Le groupe PNL, sensation rap de l’année, qui surjouait sur la cryptique attitude, dévoilant ses clips au compte-gouttes, refusant les interviews, évitant les concerts ou envoyant des DJ à leur place sur les plateaux de radio, a finalement tom...

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