Barton, le crack devenu couac

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Barton, le crack devenu couac
Barton, le crack devenu couac

Joey Barton avait rejoint les Rangers cet été pour le grand retour du club parmi l'élite dans le but de l'aider à au moins concurrencer le Celtic, mais aussi d'élever le niveau du football écossais de par son auguste présence. Rien que ça. L'histoire aura duré 133 jours.

La scène relève du burlesque. Furieux, Joey Barton quitte Murray Park, le centre d'entraînement des Rangers, pour la dernière fois, machine à café dernier cri sous le bras. Un cadeau du joueur anglais fait à ses coéquipiers quelques semaines auparavant comme preuve de franche camaraderie. La colère est survenue quand Barton, tel un gamin chopé en train de piquer un bonbon par un vigile du supermarché, s'est vu accompagner par un membre de la sécurité et sommer de vider son casier personnel. Un procédé qui, pour lui, tourne à l'humiliation lorsqu'il se voit également refuser l'accès au parking et à la cantine de l'équipe première. Le règlement est implacable. Coupable d'une attitude jugée inappropriée au sein des Rangers, le trublion est invité à s'entraîner jusqu'en janvier avec les jeunes de la réserve, histoire de conserver un peu de condition physique avant de tenter de retrouver un club. Chose qu'il ne jugera pas bonne de faire, arrêté pour stress après seulement une session par un médecin sans doute un peu conciliant, débouchant sur l'inéluctable résiliation de son onéreux contrat.

Les dents et le bronzage de Brendan Rodgers


Élu meilleur joueur de Burnley la saison dernière en Championship et élément-clé du système de Sean Dyche, Barton est pourtant arrivé à Glasgow avec les meilleures intentions du monde. Peut-être un peu trop d'ailleurs. Grisé par son importance et sa régularité avec les Claret and Blues, il déclare illico presto en conférence de presse qu'il compte bien être le meilleur joueur du pays, avant de traiter comme un laquais Scott Brown, le capitaine du Celtic, sur les ondes de TalkSport, puis de s'en prendre à Brendan Rodgers, soupçonnant le manager au sourire Colgate et au bronzage douteux pour un Nord-Irlandais d'être en pleine crise de la quarantaine. De quoi faire marrer les fans des Gers, mais surtout piquer au vif des Bhoys qui n'en demandaient pas tant.

Pour Tom English le mal nommé (il est irlandais), spécialiste du foot écossais pour la BBC, "Joey Barton s'est compliqué la vie et a compliqué celle des Rangers. Le Celtic a voulu à tout prix les punir, leur a mis 5-1,

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