Bartomeu et le fantasme de la Mano Negra

le
0
Bartomeu et le fantasme de la Mano Negra
Bartomeu et le fantasme de la Mano Negra

Fort de son mois de janvier réussi, Josep Bartomeu est tombé des nues en début de semaine. Mis en examen dans le caso Neymar, le président du FCB s'est précipité pour pointer du doigt "certains pouvoirs de l'État" et le Real Madrid. Une stratégie qui l'emmène sur un terrain plus que glissant...

Fin décembre, San Mamés accueillait un match amical pas comme les autres. Deux pays qui n'en sont pas, le Pays basque et la Catalogne, se retrouvaient pour une fête plus indépendantiste que sportive. Dans le Palco de Honor du nouvel écrin des Leones, les politiciens des deux communautés autonomes posaient fièrement pour la photo. Ce dimanche, Athletic Bilbao et FC Barcelone prennent le relais pour un match un tantinet plus important. Josep Bartomeu, président blaugrana, a pourtant encore misé sur cette fibre nationaliste catalane durant toute la semaine. En cause, les soubresauts du transfert de Neymar qui viennent tout juste de lui coûter une mise en examen. "Ce transfert a conduit quelqu'un qui ne voulait pas qu'il vienne au Barça à créer ce conflit. Je ne veux pas parler d'un club en particulier, mais ce qu'a dit le père de Neymar est vrai. Il avait deux offres, une supérieure à la nôtre qui venait du Real Madrid. Neymar a préféré Barcelone et cela n'a certainement pas plu." En se posant en victime d'un complot merengue, le big boss barcelonais réfute toute faute juridique et pointe du doigt la justice espagnole. Retour sur une stratégie à quitte ou double.
Une campagne à mener
Dans les faits, sa mise en examen repose sur un délit fiscal de 2,8 millions d'euros. Alors vice-président de Sandro Rosell, Bartomeu avait pris part aux âpres négociations avec le père du joueur. Des 57 millions d'euros annoncés initialement, le transfert aura finalement coûté pas moins de 94,8 millions. Un écart gargantuesque qui avait coûté sa place au président d'alors, poussé à la démission sous la vindicte populaire. Lundi dernier, le juge Ruz, en charge de l'affaire, a mis en examen les deux hommes. Aujourd'hui sur le trône présidentiel du Barça, Bartomeu a attendu un jour avant de dégainer. Après un communiqué officiel, dans lequel il se dit "surpris, indigné et en total désaccord", il a squatté un programme de la chaîne catalane 8tv. Résolument offensif, l'homme fort du Barça a choisi de sortir le refrain de la fameuse Mano Negra – un argument déjà utilisé par son prédécesseur au printemps dernier : "Une ligne rouge a été franchie. Certains pouvoirs n'ont pas aimé la route que prend Barcelone et ont commencé un travail pour le déstabiliser".

En d'autres termes, Josep Bartomeu s'imagine blanc comme neige : ce n'est...




Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant