Bartolone, de la Seine-Saint-Denis au perchoir

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Proche de Martine Aubry, il a mis longtemps à rejoindre François Hollande dans sa course à l'Élysée.

L'hôtel de Lassay, pas mal comme lot de consolation. Depuis la nomination du gouvernement Ayrault I, Claude Bartolone, 60 ans, ruminait de ne pas en faire partie. Il déplorait aussi que la Seine-Saint-Denis, le département dont il est l'élu sans discontinuer depuis 1981 et qu'il préside depuis 2008, ne soit pas représentée au gouvernement. En trente ans, ce parlementaire chevronné et habile tacticien ne se sera éloigné de son fief qu'entre 1998 et 2002, appelé par Lionel Jospin au poste de ministre de la Ville.

Depuis la nomination du gouvernement, Claude Bartolone lançait des mises en garde pour que François Hollande n'oublie pas la Seine-Saint-Denis, ce département qu'il avait arraché au Parti communiste. Et ne l'oublie pas lui. Pourtant, le président de la République avait quelques raisons de ne pas placer le sort de «Barto» en tête de ses priorités.

Pour courtoises et chaleureuses qu'aient pu être leurs relations, elles s'étaient rafraîchies après la campagn

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