Barry Copa, au bout du rêve .

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Barry Copa, au bout du rêve .
Barry Copa, au bout du rêve .

Samedi, il était au plus bas, unanimement critiqué et insulté par tout un pays. Entré ce dimanche dans la légende, Barry Copa peut aujourd'hui raccrocher les gants avec la satisfaction du devoir accompli, vingt-trois ans après le miracle Alain Gouaméné. Au bout du rêve, une étoile est née.

Notre destin a ceci d'excitant et d'inquiétant qu'il n'est jamais tout tracé. De zéro en héros, il n'y a parfois qu'un pas à franchir ou un but à marquer. A l'instant même où sa frappe s'est figée dans la lucarne, et qu'il a compris ce qui lui arrivait, la vie de Boubacar Barry Copa a cessé de lui appartenir pour basculer toute entière entre le rêve et la réalité. Tandis qu'il communiait au milieu de la foule, le monde s'est effacé dans une apesanteur suave et onirique, à faire oublier les crampes et les critiques. Vingt trois ans après, la Côte d'Ivoire renouait avec le succès, grâce à lui, l'héritier d'Alain Gouamené. C'était si beau pour être vrai qu'il n'a pas su retenir ses larmes au moment de parler : "Je ne suis pas grand, ni par le talent, ni par la taille. Mais j'ai toujours voulu travailler et progresser ( ) Ma maman souffrait (il pleure) Merci à elle, merci à tous les Ivoiriens. Le foot m'a permis de voyager, il n'y a pas de place pour tout le monde ; mais il y a la place pour le travail. Dieu m'a récompensé".
"Je lui ai dit d'attendre son heure"
Certes, pour que l'histoire se reproduise exactement à l'identique, il fallait bien une intervention divine et millimétrée. Et un saint en qui se vouer, tandis que le Ghana avait fait le break et que la défaite se profilait. "On y a cru jusqu'au bout. je me disais que l'histoire allait se répéter " a expliqué après-coup Hervé Renard, auréolé de son deuxième sacre africain d'affilée : " Juste avant que Copa ne frappe le penalty, j'ai dit aux autres qu'un gardien qui a travaillé avec Jean-Marc Guillou est capable de tirer ". Formé à l'académie Mimosifcom, l'excellent centre de formation de l'ASEC Mimosas, Boubacar Barry Copa est l'un des derniers vestiges de la génération dorée des Drogba et Zokora. A l'origine, il se destinait à une carrière de joueur de champ mais c'est le technicien français qui l'a finalement installé au poste de gardien de but, où sa détente exceptionnelle impressionne. Pendant sept ans, ce dernier va le polir et le former aux subtilités tactiques du football, en plus de son idole Alain Gouamené, qui l'entraîne alors dans les différentes sélections nationales de jeunes : "C'est un joueur que j'ai couvé, il était impatient de jouer et d'être titulaire. Mais je lui ai dit d'attendre son heure". Alors, Barry Copa a attendu.





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