Barroso crée un tollé sur l'exception culturelle à la française

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LE PRÉSIDENT DE LA CE CRÉE UN TOLLÉ SUR L'EXCEPTION CULTURELLE À LA FRANÇAISE
LE PRÉSIDENT DE LA CE CRÉE UN TOLLÉ SUR L'EXCEPTION CULTURELLE À LA FRANÇAISE

PARIS/ENNISKILLEN, Irlande (Reuters) - Le président de la Commission européenne a provoqué lundi un tollé en qualifiant de "complètement réactionnaire", la volonté de Paris d'exclure la culture des négociations de libre-échange entre l'Union européenne et les Etats-Unis.

"Cela s'inscrit dans le cadre d'une vision antimondialisation que je considère complètement réactionnaire", a dit José Manuel Barroso dans une interview publiée lundi par l'International Herald Tribune.

"Certains se disent de gauche mais en réalité, ils sont culturellement extrêmement réactionnaires", a-t-il ajouté sans toutefois explicitement viser le gouvernement français.

José Manuel Barroso a ensuite minimisé la portée de ses propos après de nombreuses protestations.

"La Commission européenne n'a jamais proposé l'idée de remettre en question la diversité culturelle" a-t-il dit à son arrivée au G8 en Irlande du Nord. "Je crois que les biens culturels ne sont pas exactement comme les autres marchandises."

Interrogé à son arrivée au sommet des pays les plus industrialisés de la planète, François Hollande n'a pas souhaité alimenter la polémique.

"Je ne veux pas croire que le président de la Commission européenne ait pu tenir des propos sur la France qui seraient ainsi formulés", a déclaré le président français.

"L'exception culturelle, c'est un principe qui a toujours été évoqué et à chaque fois écarté des négociations commerciales", a ajouté le chef de l'Etat, pour qui ses partenaires européens ont accepté le principe d'écarter l'industrie audiovisuelle des négociations.

"Ce que je demande au président Barroso c'est maintenant de mettre en ?uvre le mandat qui a été décidé par les négociateurs au niveau des gouvernements", a-t-il poursuivi.

Après de longues négociations, les ministres européens du Commerce ont accepté vendredi l'exigence française d'exclure, au moins dans un premier temps, le cinéma, la télévision, internet et les contenus numériques des discussions qui doivent s'ouvrir en juillet avec les Etats-Unis.

Mais le doute demeure sur la volonté de certains pays européens d'inclure in fine l'audiovisuel dans les négociations.

Le commissaire européen au Commerce, qui représentera l'UE dans ces négociations, a insisté dimanche sur le fait que l'audiovisuel n'était exclu que "provisoirement" des discussions.

"Si (les Américains) veulent une discussion sur l'audiovisuel, on aura cette discussion", a dit le libéral Karel De Gucht, invité de l'émission "Internationales" diffusée par RFI, TV5 et Le Monde.

Pool G8, avec Bertrand Boucey et Julien Ponthus, édité par Yves Clarisse

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  • g.chevr1 le lundi 17 juin 2013 à 16:12

    Si (les Américains) veulent une discussion sur l'audiovisuel, on aura cette discussionJ'crois que c'est clair de qui décide en Europe... Pas tord pour une fois le mélenchon