Barrage de Sivens : vers une remise à plat du projet

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Barrage de Sivens : vers une remise à plat du projet
Barrage de Sivens : vers une remise à plat du projet

Amélioration? Suspension? Abandon? Difficile ce mercredi de connaître le sort réservé au site du barrage contesté de Sivens, dans le Tarn, après le décès sur place de Rémi Fraisse, manifestant de 21 ans. Le président socialiste du Conseil général du Tarn a annoncé ce mercredi qu'il envisageait de «suspendre les travaux», le temps d'une remise «à plat» du projet.

Dans le même temps, la ministre de l'Écologie, Ségolène Royal, est sortie de son silence sur l'affaire pour annoncer qu'elle réunirait mardi prochain, à Paris, «l'ensemble des parties prenantes» au dossier, «des élus en particulier».«Il faut que l'on trouve une solution qui justifie l'engagement des fonds publics et européens sur des ouvrages comme ceux-là», a-t-elle déclaré.

QUESTION DU JOUR. Sivens : le gouvernement doit-il stopper la construction du barrage ?

Les travaux interrompus «de facto». A Lisle-sur-Tarn, près de Gaillac, le projet vise à créer une modeste retenue d'eau d'1,5 million de mètres cubes, pour un coût d'investissement de 8,4 millions d'euros. Ce barrage-réservoir serait construit en travers d'un petit cours d'eau, afin de sécuriser l'irrigation des cultures. Mais les travaux sont, de fait, interrompus depuis la mort du jeune Toulousain Rémi Fraisse, dans la nuit de samedi à dimanche, lors de violents affrontements entre opposants au barrage et forces de l'ordre. Après la découverte de traces de TNT - un explosif militaire - sur ses vêtements, l'enquête privilégie désormais la thèse d'un décès dû à une grenade offensive lancée par les gendarmes.

Il faut «améliorer» le projet, pour Thierry Carcenac. Le socialiste Thierry Carcenac - à la tête du conseil général du Tarn depuis 23 ans - a expliqué ce mercredi dans La Dépêche du Midi qu'il envisageait de «suspendre les travaux mais en aucun cas sine die» (de manière indéfinie), comme l'avait affirmé son collègue au Sénat, l'écologiste Jean-Vincent ...

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  • M8252219 le mercredi 29 oct 2014 à 17:00

    Régression avec tous ces anarchistes que les écolos et syndicats manipulent et dont ils se servent contre la société:nuisance maximum pour faire valoir leurs idées.Ce n'est plus de la démocratie mais du fascisme.Écolos et syndicats veulent nous faire revenir en 1930,bougie pour l'éclairage et cheval pour le transport , à chacun son lopin de terre pour faire ses patates et ses légumes bio évidemment