Barrage de Sivens : un besoin surestimé mais un projet difficile à arrêter

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Barrage de Sivens : un besoin surestimé mais un projet difficile à arrêter
Barrage de Sivens : un besoin surestimé mais un projet difficile à arrêter

La mort ce week-end d'un jeune opposant au barrage de Sivens (Tarn) a braqué les projecteurs sur ce projet très contesté par les écologistes. Ce lundi après-midi, des ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts, mandatés par le ministère de Ségolène Royal, ont présenté leur rapport sur la pertinence d'une telle construction. Publiée dans la matinée par la préfecture du Tarn, la synthèse de l'étude explique déjà que la nécessité de l'ouvrage est discutable mais qu'il paraît «difficile» de l'arrêter désormais, «compte tenu des engagements pris avec les professionnels agricoles locaux».

Dans leur rapport, les experts Nicolas Forray et Pierre Rathouis jugent d'abord l'étude d'impact du projet «de qualité très moyenne» en estimant notamment que seuls 40 exploitants bénéficieraient du barrage alors que le Conseil général du Tarn, défenseur du projet, annonçait le double. Par ailleurs, le choix du barrage s'est a priori fait «sans réelle analyse des solutions alternatives possibles». Et les experts de noter: «Ceci est d'autant plus regrettable que le coût d'investissement (8,4 millions d'euros hors taxe, ndlr) rapporté au volume stocké est élevé.»

Batho demande l'arrêt de ce «projet absurde»

Dans la matinée, l'ancienne ministre PS de l'Ecologie, Delphine Batho, a rappelé qu'à son époque, elle avait «mis en place un moratoire sur ce type de projets qui a été levé très rapidement après mon limogeage». Et d'insister sur iTélé : «Je demande que l'on stoppe les travaux de ce barrage immédiatement et que l'on rétablisse les moratoires que j'avais mis en place sur tous les projets de ce genre dans toute la France». Selon cette ancienne proche de Ségolène Royal, «cette retenue d'eau est faite pour poursuivre un modèle agricole de grandes cultures massivement irriguées. On doit changer de modèle agricole. L'agriculture a besoin d'eau mais c'est un projet absolument absurde, pour une ...

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