Barrage de Sivens : Royal veut «des solutions alternatives»

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Barrage de Sivens : Royal veut «des solutions alternatives»
Barrage de Sivens : Royal veut «des solutions alternatives»

Elle avait exclu «le tout ou rien» avant de recevoir au ministère de l'Ecologie élus, défenseurs de l'environnement, représentants des agriculteurs*... Mardi à l'issue de la réunion, Ségolène Royal a affirmé qu'«il y aura une solution», qu'«un ouvrage sera fait», en lieu et place du barrage controversé de Sivens. «L'idée, c'est de ne pas traîner, il faudra être au clair avant la fin de l'année sur les solutions», a dit la ministre au terme d'une réunion avec les parties concernées. «Il faut encore que les choses mûrissent pour une solution pérenne», a-t-elle ajouté. Dans un premier temps, elle appelé à l'évacuation du site occupé.

«Les solutions alternatives, ce serait soit le recalibrage du barrage actuel soit, autre solution, des retenues de substitution plus en aval dans la vallée, cela serait moins dommageable pour l'environnement (...) mais ce serait aussi plus long car il faudrait refaire des études», a-t-elle précisé, annonçant l'envoi sur place en fin de semaine prochaine de trois experts, un hydrologue, un agronome et un expert en biodiversité.

VIDEO. Barrage de Sivens : aménagement ou alternative d'ici à 2015

«Les fils ont été renoués»

Neuf jours après la mort de Rémi Fraisse tué lors d'affrontements entre forces de l'ordre et manifestants, la ministre a appelé à l'évacuation du terrain, site d'une «occupation illégale». Elle a évoqué l'exaspération d'habitants relayée lors de la réunion par la maire de la commune, notamment le cas d'une septuagénaire dont elle a souhaité le retour dans sa maison. Elle a demandé aux associations de défense de l'environnement d'appeler à cette évacuation. La réponse n'a «pas été négative», selon elle.

Lors de la réunion organisée en fin de journée à son ministère, «les fils ont été renoués entre les uns et les autres, chacun a fait un effort pour faire un pas vers la vérité de son voisin, les réflexions vont mûrir», a ...

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  • M5441845 le mardi 4 nov 2014 à 22:36

    Je me souviens d'un haut fonctionnaire m'expliquant qu'avec les dossiers difficiles il fallait faire deux tas. D'un coté ceux qui murissaient, de l'autre ceux qui pourrissaient et savoir les faire passer de l' un à l'autre au bon moment. Manifestement on doit apprendre ça à l'ENA. Madame Royal l'a bien compris.