Barrage de Sivens : les pistes des experts pour sortir de la crise

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Barrage de Sivens : les pistes des experts pour sortir de la crise
Barrage de Sivens : les pistes des experts pour sortir de la crise

La balle est dans le camp de Ségolène Royal. Alors que la ministre de l'Ecologie reçoit, ce vendredi, les écologistes, agriculteurs et les élus pour tenter de trouver un consensus autour du projet de barrage à Sivens, les experts ont échafaudé cinq scénarii pour la sortie de crise. 

Dans ce rapport de 65 pages commandé le 4 novembre par Ségolène Royal à un comité d'experts révélé par la Dépêche du Midi, cinq pistes sont évoquées. Selon France Nature environnement, rien ne sera décidé dans les prochains jours. De nouvelles réunions devraient avoir lieu au mois de janvier.

Sur le terrain, la situation reste figée. Des dizaines de militants écologistes occupent le chantier depuis des mois. Ils restent très mobilisés depuis la suspension des travaux qui a suivi le décès, le 26 octobre, de l'écologiste Rémi Fraisse, tué au cours d'affrontements sur le site par une grenade offensive de la gendarmerie. Par ailleurs, des agriculteurs du Tarn et du Tarn-et-Garonne ont une nouvelle fois manifesté, jeudi, contre le blocage de ce projet avec comme slogan : «Ségo girouette, zadiste djihadiste, paysans en colère».

Les cinq solutions proposées dans le rapport des experts :

Le statu quo.Le premier scénario est celui d'un statu quo. Le «barrage est conforme dans sa dimension au projet», constatent les experts. Ils préconisent une «reprise des études d'impact et des procédures» et une «clarification du plan de financement». Mais cette solution a du plomb dans l'aile. La commission européenne a lancé une procédure contre la France pour non-respect de la directive sur l'eau dans ce dossier. «Un investissement préalable de 2,20 millions d'euros comprenant une part des études antérieures, est valorisé, la dépense restant à consentir est de 6,30 millions d'euros en quatre ans. Le coût de fonctionnement coûterait 0,02 ¤/m3.

Pour les agriculteurs, c'est « le seul projet pertinent». «La ministre entend nos ...

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