Baroin : «On ne touchera pas aux impôts»

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Interrogé ce lundi sur Europe 1, le ministre du Budget a confirmé que la fiscalité serait le champ d'action prioritaire de la fin du quinquennat.

Emboîtant le pas de la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, le ministre du Budget, François Baroin a affirmé ce lundi sur Europe 1 que la fiscalité serait au coeur de l'action du gouvernement pour les 18 derniers mois du quinquennat. « Nous travaillons sur la convergence avec la fiscalité allemande et nous voulons engager une réflexion assez large sur la fiscalité en générale avec un double objectif, que cette réforme fiscale soit vécue comme juste par tout le monde et que ce soit un outil au service du développement économique. Le travail qui est devant nous c'est la création d'emploi, c'est l'investissement», a précisé le ministre.

Interrogé sur l'éventualité d'une augmentation des prélèvements obligatoires, François Baroin est catégorique: «Tous les débats qui ont eu lieu à l'Assemblée nationale sur ces sujets sont très clairs. La ligne du gouvernement, c'est de ne pas toucher aux impôts», a-t-il affirmé. Il assure que ni l'impôt sur les sociétés, ni l'impôt sur le revenu, pas plus que la TVA, la CSG et la CRDS ne subiront d'augmentation.

Baroin assure que le gouvernement aura les moyens de son action

Le ministre du Budget affirme que le gouvernement aura néanmoins les moyens de son action, notamment sur les questions sociales. «La question n'est pas celle de l'argent mais celle de la méthode, de l'organisation et du calendrier». Selon lui, un pays qui dépense 56% de sa richesse nationale pour soutenir son action «a de quoi faire». Il s'est par ailleurs félicité de l'effort qui sera fait l'année prochaine pour réduire le déficit du pays : «L'année prochaine, on fait une réduction du déficit historique : Jamais dans l'histoire on aura réduit le déficit de 40% en un seul exercice budgétaire.»

François Baroin, nommé porte-parole du gouvernement à l'occasion du remaniement dimanche soir, a par ailleurs affirmé que le nouveau gouvernement reflète «parfaitement la sensibilité la construction, le pacte fondateur de l'UMP et le paysage politique qui va en effet conditionner les 18 derniers mois utiles pour le pays et pour gagner une élection». Selon lui, «ce mandat est dominé par une crise mondiale qui a fait s'effondrer nos recettes (...) et oblige à la fois à poursuivre le mouvement qui a été impulsé en 2007 et en même temps a bien montrer que le pays en est bien sorti de bonne manière. Le jugement que les Français porteront sur le mandat de Nicolas Sarkozy sera sur une seule question : A-t-il oui ou non bien géré la crise».

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