Barkley, la course contre le temps

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Barkley, la course contre le temps
Barkley, la course contre le temps

Étiqueté espoir depuis ses premiers pas chez les pros, Ross Barkley, vingt-deux ans, n'a pour le moment toujours pas décollé malgré désormais plusieurs saisons chez les grands. Alors qu'il a passé l'Euro sur le banc, qu'il a une nouvelle fois connu un bon début d'exercice, il a été invité par Koeman à sortir à la mi-temps lundi dernier pour regarder ses copains aller chercher la victoire à Sunderland. Sauf qu'Everton n'a plus le temps d'attendre.

Ce devait être une soirée historique. L'occasion, aussi, pour Roberto Martínez de soigner son départ de Liverpool. Un soir de janvier où Everton enfilait un costume de demi-finaliste de League Cup contre Manchester City et où Goodison Park se prenait à rêver d'une première finale de coupe nationale depuis une défaite à Wembley en 2009 contre Chelsea en FA Cup. Dans les entrailles de l'enceinte, ils sont plusieurs centaines à se frotter au comptoir pour arracher une pinte, histoire de tabasser le froid. Quelques heures plus tôt, Martínez avait demandé à ses supporters une ambiance "terrible". La première mi-temps a laissé Everton devant grâce à un but juste avant la pause du renard Funes Mori, à la retombée d'une frappe de Ross Barkley mal repoussée par Willy Caballero. Et le bordel s'est alors allumé. Pendant neuf minutes. Neuf minutes de passion et de folie. Les doigts sont levés, les corps sautent et voilà ce qu'ils gueulent : "We've got a diamond called Ross Barkley / A toffee that comes from Wavertree / He plays along side James McCarthy / Together at Everton FC… / And when you're in the blue / We'll sing this song for you / Because Barkley is a toffee through and through." Trois semaines plus tard, Everton sera balayé à l'Etihad Stadium (3-1). Quatre mois, et Roberto Martínez sera éjecté de son poste avant d'être remplacé par Ronald Koeman contre un gros chèque posé sur son ancien bureau de Southampton. Mais Barkley, lui, est resté à Liverpool, dans les bras d'un club qu'il supporte depuis qu'il est gosse, entre les chants et les promesses. Sauf qu'il ne peut plus être un simple espoir.

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