Bardet : " Intégrer le Top 5 "

le
0
Bardet : " Intégrer le Top 5 "
Bardet : " Intégrer le Top 5 "

Le parcours du Tour de France 2016 a été dévoilé ce mardi matin par Christian Prudhomme. Avec 9 étapes de montagnes et surtout 28 cols, le tracé offre la part belle aux grimpeurs comme Romain Bardet. Le français, leader de l'AG2R Mondial, s'est confié sur la 103eme édition du Tour de France.

Romain, à première vue, que vous inspire ce parcours ?
Il me plaît bien. Pour le spectacle, c’est bien. Nous on est content de la belle place pour les étapes qui vont dynamiser la course, étalées sur quasiment les trois semaines de course, avec la moyenne montagne dès la 5eme étape. Il présente beaucoup de difficultés sur tout le long du parcours. Ce qui devrait offrir une course assez spectaculaire à suivre et plus plaisante à courir pour nous.

Est-ce Tour qui favorise encore plus que d’habitude les grimpeurs ?
Oui bien sûr, et ça favorise les coureurs offensifs aussi avec peut-être une arrivée au sommet de moins mais souvent avec des arrivées qui sont placées juste derrière une ascension et une descente scabreuse. C’est très motivant pour nous pour travailler cet hiver et pour essayer de faire encore mieux que l’année dernière.

Il y a-t-il une étape qui vous inspire plus que d’autres ?
Il y a une étape de cœur qui arrive en Auvergne. C’est la première étape un petit peu de montagne de ce Tour de France donc ça va être important parce que c’est les premières pentes, les premiers reliefs, même si elle ne sera pas suivi de difficultés, c’est vrai que ça va être un moment fort d’arriver sur mes Terres, ça aussi c’est quelque chose. Je suis impatient.

Le Ventoux, un mythe

Il y a l’Auvergne, mais il y a aussi le Mont-Ventoux, ça rêver quand on est grimpeur...
Le Mont-Ventoux c’est toujours spécial. On l’a couru en 2013, un 14 juillet, on sentait que c’était un jour spécial. Bien sûr, là, ce ne sera pas le 14 juillet mais ça sera quand même toujours une étape déterminante pour le classement général. C’est un col mythique, abordé sans difficulté précédente donc on a une course de côte sera encore une des étapes clé du Tour de France pour le classement général.

Est-ce qu’avec un Tour qui devient difficile très tôt sera abordé différemment au niveau de la préparation ?
Oui, par rapport à cette année où on pouvait monter un peu crescendo, avant la montagne et les Pyrénées, il faudra être tout de suite à son pic de forme et ne pas compter sur les premières étapes pour y arriver donc il faudra arriver un peu mieux, un peu plus tôt. Ca sera encore plus long, mais pour les profils de grimpeur, c’est un peu plus avantageux. Cela va nous mettre à contribution rapidement et je pense que ça permettra aux meilleurs de s’extirper en troisième semaine.

Viser le Top 5 grâce à l’expérience

Outre les épreuves de montagnes, il y a celles de transition. Avez-vous déjà remarqué des pièges qu’il vous faudra éviter ?
Oui, dans la Manche, du coté de Cherbourg, j’ai cru voir que le tracé suivait le littoral pendant de long kilomètres donc on va forcément être plus exposé au vent, et la traversée pour aller rejoindre Limoges aussi, ça risque d’être à découvert aussi. Mais, sur le Tour de France, le danger est partout, d’autant plus en première semaine mais, par chance, on va rapidement arriver dans les massifs et ça va devrait un petit peu calmer tout le monde.

Quel sera votre objectif pour ce Tour ?  
J’ai eu trois Tours de France très formateurs. Que ce soit au classement général, les étapes l’année dernière, et le maillot à pois. Donc j’ai tous les ingrédients pour faire un petit peu quelque chose de mieux en 2016. Après mon ambition première, ça serait plutôt de jouer le classement général, et intégrer le Top 5 assez rapidement.

Propos recueillis par Jérémy Ballester

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant