Barcelone traque les locations illégales sur Airbnb avec un logiciel

le
3

La mairie de Barcelone a infligé 60.000 euros d’amendes aux sites de location de logements Airbnb et HomeAway. Grâce à un programme informatique, elle a identifié des milliers d’annonces illégales.

Cette fois-ci la chasse aux fraudeurs dans les locations touristiques commence à s’industrialiser. Si Paris s’en tient encore souvent à de la communication ou à des opérations «coup de poing» ciblées, Barcelone préfère automatiser le processus. La mairie de la ville a annoncé lundi avoir infligé deux amendes de 30.000 euros à la plate-forme d’hébergement chez l’habitant Airbnb, pour avoir fait la publicité de logements qui n’étaient pas habilités à recevoir des touristes. Et elle fait de même avec le site américain Homeaway, leader mondial de la location de vacances en ligne entre particuliers.

Grâce à un programme informatique surveillant les annonces en ligne, la mairie a ainsi pu identifier 3929 logements loués de façon irrégulière à des touristes, sur le site HomeAway et 1891 sur Airbnb. La municipalité - dirigée par Ada Colau, égérie du mouvement des Indignés - a lancé «quatre procédures disciplinaires contre chacune des deux plates-formes pour avoir fait la publicité de logements qui n’étaient pas inscrits au registre du Tourisme de Catalogne (30.000 EUR) ou pour ne pas avoir répondu aux exigences de l’administration (30.000 EUR)», a-t-elle annoncé.

Impact négatif du tourisme

Depuis l’été 2014, Barcelone a pris différentes mesures pour réduire l’impact négatif du tourisme, générant un mécontentement croissant chez les habitants. Il s’agit notamment de freiner la location au noir de logements par le biais des plates-formes. En juillet 2015, la nouvelle maire Ada Colau a annoncé le gel pour un an de l’attribution de nouvelles licences hôtelières.

Pour mieux identifier les logements touristiques en règle, les autorités de la vieille ville ont notamment commencé à y apposer des plaques, dans le quartier de la Barceloneta, au bord de la Méditerranée. L’été dernier, une série d’inspections avait été lancée à la Barceloneta pour détecter les logements loués illégalement et sanctionner ceux qui les proposent. Un service de dénonciation par les voisins avait même été créé.

Ce type de locations au noir a explosé dans la seconde ville d’Espagne, notamment à la faveur de la crise. Troisième ville la plus visitée d’Europe après Londres et Paris, Barcelone accueille 27 millions de touristes par an. Selon l’organisation professionnelle des hôteliers espagnols, elle concentre à elle seule plus de 137.000 lits sur les plateformes collaboratives, soit presque le double de l’offre conventionnelle.

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M6418959 il y a 12 mois

    pousser le citoyen à dénoncer son voisin, on se retrouve sous la stasy ou bien sous le régime de vichy en 1940. Bartelone n'a -t-il pas été battu et par une femme par dessus le marché, qu'il démissionne!!!!

  • JMH01 il y a 12 mois

    sibile= C'est du socialisme ça!

  • sibile il y a 12 mois

    pourquoi interdire ce qui marche plutot que d'en tirer des revenus et des impôts ?