Barack Obama veut contrôler les programmes de surveillance

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BARACK OBAMA VEUT RÉFORMER LE "PATRIOT ACT"
BARACK OBAMA VEUT RÉFORMER LE "PATRIOT ACT"

par Steve Holland et Jeff Mason

WASHINGTON (Reuters) - Barack Obama a annoncé vendredi toute une série de mesures visant à restreindre les programmes de surveillance des citoyens menés par les agences américaines et dont l'ampleur a été critiquée depuis les révélations de l'affaire Snowden.

Les Etats-Unis, a-t-il dit lors d'une conférence de presse à la Maison blanche, "peuvent et doivent être plus transparents".

"Compte tenu des abus commis par les gouvernements, nous sommes en droit de nous poser des questions quant à cette surveillance, tout particulièrement depuis que la technologie permet de redessiner tous les aspects de notre vie", a-t-il dit.

Soulignant l'importance qu'il y a à trouver le bon équilibre entre la sécurité et le respect des libertés individuelles, il a déclaré:

"En tant que président, je ne peux pas me satisfaire d'avoir confiance dans ces programmes. Le peuple américain a tout autant besoin d'avoir confiance dans ces programmes".

Barack Obama a pris soin de préciser qu'il était certain que ces programmes ne faisaient pas l'objet d'abus.

Ces annonces, faites juste avant que le président ne parte en vacances sur l'île très huppée de Martha Vineyard (Massachusetts), peuvent être saluées comme une victoire, au moins partielle, pour les partisans d'Edward Snowden, le "lanceur d'alerte" recherché par le FBI et aujourd'hui réfugié en Russie.

"Je ne crois pas que M. Snowden soit un patriote", a lancé le président à l'adresse des journalistes.

Barack Obama a indiqué qu'il comptait travailler avec le Congrès pour mettre en oeuvre "des réformes appropriées" de la section 215 du "Patriot Act" relative à la collecte de "métadonnées" comme les enregistrements de conversations téléphoniques.

Il a insisté sur le fait que les pouvoirs publics n'avaient aucun intérêt à espionner les Américains ordinaires.

Le président a aussi souhaité qu'un représentant d'organisations de défense des libertés civiques puisse faire entendre sa voix au sein de la très secrète Cour de surveillance sur le renseignement à l'étranger ("Foreign Intelligence Surveillance Court") chargée d'examiner les demandes des agences de renseignement pour surveiller tout individu suspect.

La NSA a refusé de commenter les propositions faites par le chef de l'exécutif et on ne sait pas à ce stade si le Congrès prendra l'initiative dans ce domaine.

Le "Patriot Act", lancé à l'initiative du président George W. Bush au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, a été conçu comme un outil visant à lutter contre le terrorisme et à empêcher de nouvelles attaques de ce type.

Jean-Loup Fiévet pour le service français

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