Barack Obama : le bilan en demi-teinte d'un homme de conviction

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À l'heure du bilan, Barack Obama reste comme un homme de conviction, sensible, parfois manœuvrier, parfois maladroit, mais dont la dignité du comportement personnel comme de sa famille aura marqué la politique fédérale. (© The White House)
À l'heure du bilan, Barack Obama reste comme un homme de conviction, sensible, parfois manœuvrier, parfois maladroit, mais dont la dignité du comportement personnel comme de sa famille aura marqué la politique fédérale. (© The White House)

À quel titre un obscur analyste français peut-il penser avoir une quelconque légitimité pour tenter de dresser un bilan des deux mandats de Barack Obama ? Sans revendiquer un droit constitutionnel à la libre expression, il me semble que la manière dont sont dirigés les États-Unis importe à tout citoyen du monde et plus particulièrement aux Européens, leurs alliés historiques au sein de l'OTAN.

Pour ce qui me concerne, j'ai, avec nombre de mes collègues, suivi avec grand intérêt «l'expérience» que constituait, en novembre 2008, l'arrivée du premier occupant de couleur de la Maison Blanche. La couleur de l'élu n'était, bien sûr, pas l'essentiel du surcroît d'intérêt que présentait cette désignation. Compte tenu de ce que l'on savait de son parcours, il était vain d'imaginer que cette élection préluderait à une quelconque revanche, autre que symbolique, de la communauté afro-américaine.

En revanche, pour les hommes de marché que nous étions, la personnalité et le programme d’Obama, en novembre 2008, deux mois à peine après la faillite de Lehman Brothers qui menaçait de faire exploser toute la planète financière, revêtaient une importance extrême.

En outre, le danger était tel que chaque jour comptait, alors que, selon les institutions américaines, sa prise réelle de pouvoir n'aurait lieu que trois mois plus tard, en janvier 2009.

Au plan géostratégique, le nouveau

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  • lorant21 il y a 11 mois

    Éternelle question. Nixon était un affreux type.. mais efficace. Obama sera un gentil.. inefficace.