Barack Obama auprès des survivants de la tuerie d'Orlando

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    * Le président américain rencontre les rescapés et leurs 
familles 
    * Il appelle une nouvelle fois à renforcer le contrôle des 
armes 
    * Le Sénat pourrait voter lundi des mesures de contrôle 
 
 (Actualisé avec nouvelle citation d'Obama, messages d'Omar 
Mateen à sa femme) 
    par Bernie Woodall et Roberta Rampton 
    WASHINGTON, 17 juin (Reuters) - Barack Obama s'est rendu 
jeudi à Orlando, en Floride, auprès des survivants du massacre 
de la discothèque The Pulse, et a appelé une énième fois les 
Etats-Unis à agir contre la violence due aux armes à feu.  
    "Les deux dernières attaques terroristes sur notre sol - 
Orlando et San Bernardino - ont été préparées chez nous. Nous 
allons devoir faire plus pour empêcher ce type d'événements de 
survenir. Il faudra plus que notre seule armée. Il faudra plus 
que notre seule communauté du renseignement", a déclaré le 
président américain devant les journalistes.          
    "Si nous n'agissons pas, nous assisterons à d'autres 
massacres dans ce genre parce que nous aurons choisi de les 
laisser se produire", a-t-il ajouté.  
    En décembre dernier, un couple marié, se revendiquant de 
l'Etat islamique, a abattu 14 personnes à San Bernardino en 
Californie. 
    Le président américain a en outre salué la décision du Sénat 
de voter lundi sur un texte visant à interdire l'achat d'armes à 
feu pour les personnes figurant sur les listes de surveillance 
liées au terrorisme.  
    "Je suis heureux d'apprendre que le Sénat va voter pour 
empêcher les individus avec de possibles liens terroristes  
d'acheter des armes", a-t-il dit.  
    Accompagné du vice-président Joe Biden, il a rencontré à 
l'Amway Center, l'enceinte du club de NBA Orlando Magic, les 
secouristes, les rescapés et les familles des victimes de la 
tuerie de masse la plus meurtrière de l'histoire des Etats-Unis, 
avant de déposer une gerbe à un mémorial érigé en hommage aux 
victimes. 
    Affirmant agir au nom de l'Etat islamique, Omar Mateen, un 
Américain de 29 ans né à New York d'immigrés afghans, a tué 49 
personnes et en a blessé 53 au Pulse, une discothèque d'Orlando 
fréquentée par des homosexuels, avant d'être abattu par la 
police. Vingt-trois blessés sont toujours hospitalisés, dont six 
dans un état critique, a précisé l'Orlando Regional Medical 
Center. 
     
    DES SMS AVEC SA FEMME 
    Le directeur de la CIA John Brennan a répété jeudi devant 
une commission sénatoriale que l'agence de renseignements 
n'avait pas été "en mesure d'établir le moindre lien direct" 
entre le tueur et une organisation terroriste étrangère. 
    Alors qu'il était retranché pendant près de trois heures 
dans les toilettes du Pulse, Omar Mateen a posté des messages 
sur Facebook, dont l'un dénonçait la mort de femmes et d'enfants 
dans les frappes aériennes américaines au Moyen-Orient, selon le 
sénateur Ron Johnson. Il a aussi échangé des SMS avec sa femme, 
Noor Salman, rapporte CNN. 
    Les enquêteurs cherchent à déterminer si cette dernière 
était au courant du projet de son mari, ce qui pourrait lui 
valoir une inculpation pour complicité.   
    Toujours selon CNN, le tireur s'est livré à une "frénésie 
d'achats" dans les semaines précédant le massacre, qu'il a 
commis à l'aide d'un fusil d'assaut et d'une arme de poing 
acquis en toute légalité, bien qu'il ait été visé par deux 
enquêtes du FBI pour d'éventuels liens avec des groupes 
islamistes armés.    
    D'après les données compilées par le site Mother Jones, 
quelque 29 tueries de masse, faisant quatre morts et plus, se 
sont produites aux Etats-Unis depuis l'entrée de Barack Obama à 
la Maison blanche, en janvier 2009. Au total, elles ont coûté la 
vie à 281 personnes et fait près de 250 blessés. 
     
    LE JOUR LE PLUS SOMBRE 
    Obama a confié à plusieurs reprises que le massacre commis 
le 14 décembre 2012 dans l'école primaire Sandy Hook de Newtown, 
dans le Connecticut, avait été le jour le plus sombre de sa 
présidence. Ce jour-là, 20 enfants et six adultes étaient tombés 
sous les balles d'un jeune homme de vingt ans, Adam Lanza, qui a 
ensuite mis fin à ses jours. 
    Par la suite, le président démocrate a tenté de réformer la 
législation fédérale, avec davantage de vérification des 
antécédents des acheteurs d'armes et une interdiction accrue de 
certains types d'armes de guerre. Mais le texte a été repoussé 
par le Sénat et Obama avait dénoncé le rôle exercé par la 
National Rifle Association (NRA), le lobby des armes à feu. 
    Le massacre d'Orlando, avait souligné Obama avant de se 
rendre en Floride, rappelle une fois de plus "combien il est 
facile pour quelqu'un de mettre la main sur une arme qui lui 
permet de tuer des gens dans une école ou dans un lieu de prière 
ou dans un cinéma ou dans un night-club". 
    Les sénateurs américains seront invités à se prononcer lundi 
sur un texte visant à empêcher les terroristes potentiels 
d'acheter légalement des armes à feu, a déclaré jeudi le numéro 
deux républicain au Sénat, John Cornyn. 
    Le sénateur Chris Murphy et ses collègues démocrates ont 
défendu la proposition 15 heures durant, réclamant au Congrès de 
prendre des mesures après la tuerie du Pulse. 
    Une proposition de loi élaborée par la sénatrice 
californienne Dianne Feinstein prévoit notamment que le 
procureur puisse interdire tout personne soupçonnée de 
terrorisme d'acquérir une arme.   
    Si le Congrès des Etats-Unis votait une mesure de contrôle 
des armes à feu, ce serait une première depuis plus de vingt 
ans. Une interdiction des armes d'assaut semi-automatiques, 
comme celle utilisée à Orlando, est entrée en vigueur en 1994. 
Venue à expiration en 2004, elle n'a pas été renouvelée. 
    Les républicains, qui ont une majorité de 54 sièges sur 100 
au Sénat, bloquent depuis des années toute initiative démocrate 
sur le contrôle renforcé des armes à feu en invoquant le droit 
de posséder une arme que garantit la Constitution américaine. 
       
    VOIR AUSSI 
    LE POINT sur la tuerie d'Orlando:   
    CHRONOLOGIE des fusillades les plus meurtrières aux 
Etats-Unis   
 
 (Avec Julia Harte et Peter Eisler à Orlando, Patricia Zengerle 
et Jonathan Landay à Washington et Zachary Fagenson à West Palm 
Beach, en Floride; Henri-Pierre André, Nicolas Delame, 
Jean-Stéphane Brosse et Julie Carriat pour le service français) 
 
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