Banques-Paris demande que Bâle III ne soit pas "déraisonnable"

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    PARIS, 10 octobre (Reuters) - Les nouvelles règles 
prudentielles actuellement discutées par le Comité de Bâle ne 
doivent pas augmenter de plus de 5% les exigences de fonds 
propres imposées aux banques européennes, a déclaré lundi une 
source du ministère français des Finances. 
    Le Comité de Bâle, organe international de supervision 
bancaire qui rassemble une trentaine de pays, veut redéfinir 
d'ici la fin de l'année les règles en matière de solvabilité des 
banques afin de réduire l'exposition du secteur au risque et 
d'éviter une nouvelle crise financière.  
    Craignant que ces nouvelles règles trop contraignantes 
n'entravent la capacité des banques à financer l'économie 
réelle, la France et l'Allemagne ont insisté à plusieurs 
reprises sur la nécessité de ne pas augmenter significativement 
les exigences de fonds propres.  
    "Un ordre de grandeur qui ne semble pas déraisonnable c'est 
plus ou moins 5%", a déclaré cette source. "Plus que ça, ça 
commence à être déraisonnable", a-t-elle ajouté en précisant que 
Berlin était sur la même ligne.  
    Ce sujet devrait être abordé par les ministres de l'Economie 
et des Finances de l'Union européenne lors d'une réunion mardi à 
Luxembourg mais il ne devrait pas faire l'objet d'une 
communication officielle à l'issue de l'Ecofin.  
    Le ministre français de l'Economie et des Finances, Michel 
Sapin, a déclaré la semaine dernière à Reuters que les banques 
européennes avaient mis en place des dispositifs suffisants en 
matière prudentielle.  
    "On est arrivé à la limite, de mon point de vue, surtout 
pour les banques européennes, de ce qu'on peut demander en 
termes prudentiels à une banque, sauf à brider complètement 
toute initiative et toute possibilité de financer dans de bonnes 
conditions l'économie réelle", a-t-il dit.       
    Les banques européennes elles-mêmes expriment depuis 
plusieurs mois leur inquiétude face au risque de durcissement 
des règles de fonds propres  , une préoccupation qui 
a trouvé un écho chez plusieurs responsables européens. 
  
 
 (Leigh Thomas, Myriam Rivet pour le service français, édité par 
Marc Angrand) 
 
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