Banques-Les transferts post-Brexit pourraient être facilités-BCE

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    FRANCFORT, 22 mars (Reuters) - Les banques qui chercheront à 
transférer leurs activités de Londres vers la zone euro après le 
"Brexit" pourraient bénéficier d'une procédure accélérée, les 
régulateurs étant prêts à les dispenser d'une longue série de 
tests portant sur leurs modèles de calcul du risque, a déclaré 
mercredi une responsable de la Banque centrale européenne (BCE). 
    La BCE pourrait être disposée à renoncer temporairement à un 
examen des modèles financiers que les grandes banques de détail 
et d'investissement utilisent pour évaluer leurs risques, pourvu 
que ces modèles aient déjà été approuvés au Royaume-Uni, a 
déclaré Sabine Lautenschläger, membre du directoire de la BCE,  
    Elle confirme une information rapportée mardi par Reuters 
qui citait deux responsables au fait du dossier.    
    L'examen de ces modèles peut prendre des mois, ce qui 
signifie qu'une telle décision pourrait accélérer les transferts 
d'activité des banques, et potentiellement remodeler le paysage 
financier européen. Francfort, Paris, le Luxembourg et Dublin ne 
demandent qu'à reprendre une part de l'activité de Londres. 
    "En ce qui concerne les modèles internes, nous aurions 
tendance à être accommodants en termes de calendrier", a dit 
Sabine Lautenschläger, responsable de la surveillance bancaire.  
    "Il y aura une période de transition pendant laquelle les 
nouvelles entités en zone euro pourraient utiliser des modèles 
internes qui n'ont pas encore été approuvés par la BCE."  
    La Grande-Bretagne lancera officiellement le 29 mars son 
processus de sortie de l'Union européenne. 
    Une poignée de sociétés, dont Goldman Sachs  GS.N  et 
l'assureur AIG  AIG.N , ont déjà annoncé leur intention de 
transférer certaines de leurs opérations, mais la plupart des 
banques attendent de voir, conscientes que la fixation d'un 
nouveau cadre réglementaire pourrait prendre des années. 
    Malgré la procédure d'entrée accélérée, les banques ne 
doivent pas s'attendre à une surveillance moins stricte, a dit 
Sabine Lautenschläger qui prévient que l'Europe ne cherchera pas 
à attirer les banques en renonçant à ses normes. 
    "Nous n'accepterons pas de coquilles vides", a-t-elle dit. 
"Toutes les entités en zone euro doivent avoir une gestion du 
risque local adaptée, du personnel suffisant et une indépendance 
opérationnelle."  
 
 (Balazs Koranyi et Andreas Framke, Juliette Rouillon pour le 
service français) 
 

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