Banques: l'UFC dénonce des hausses de tarifs "injustifiées"

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Monkey Business Images/shutterstock.com
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(Relaxnews) - L'association de consommateurs UFC-Que choisir a dénoncé mardi des hausses de tarifs "injustifiées" de certains services bancaires et alerté sur les problèmes "sécuritaires et tarifaires" liés au passage au système de paiement européen SEPA.

L'UFC, qui publie mardi son palmarès 2014 des banques françaises, souligne que parmi les dix services les plus fréquents, sept ont vu leur prix augmenter depuis la dernière enquête d'octobre 2010, dont quatre plus fortement que l'inflation durant la même période.

"La hausse est parfaitement intolérable sur certains services très diffusés", comme les frais de tenue de compte (+99% en 4 ans) et les retraits "déplacés" (retraits d'argent effectués dans les distributeurs de banques concurrentes, +68%) "alors que leur prix aurait dû baisser suite à l'accord obtenu par l'Autorité de la Concurrence avec les banques en 2011", s'insurge l'association.

L'UFC déplore également les écarts tarifaires importants entre banques : pour un même profil, les tarifs des dix services passés en revue dans 129 établissements varient de 0 à 230 euros.

Selon le classement de l'association, les banques les moins chères pour les 10 services étudiés sont les banques en ligne, avec Boursorama et ING Direct ex aequo à la première place, suivies de Fortuneo et Hello bank.

Elles sont talonnées par les "assurbanquiers", les banques créées par des compagnies d'assurance (Macif à la 5e place, Groupama Banque à la 7e).

Les banques les plus chères sur ces services sont des banques locales: Société Marseillaise de Crédit (groupe Crédit du Nord), Banque Dupuy de Parseval et Banque Marze.

"En fonction du profil des consommateurs (jeune, actif, séniors boursicoteurs, etc.), le classement peut significativement varier", prévient l'UFC, "d'où l'importance de bien comparer les établissements bancaires au vu de ses besoins".

Enfin, l'association estime que le nouveau système de paiement européen SEPA, initialement prévu au 1er février et récemment reporté au 1er août, constitue "un nouveau risque pour le consommateur".

Selon elle, la banque n'aura plus de visibilité sur l'authenticité du mandat de prélèvement apporté par le créancier, d'où un risque de fraude "considérablement plus élevé".

En outre, malgré les économies que vont réaliser les banques avec le SEPA, la transition "risque de se traduire par la mise en place de nouvelles facturations et/ou, par la persistance de facturations désormais illégitimes", estime l'association.

L'UFC dénonce également un manque d'information des consommateurs par les banques sur ce nouveau système.

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