Banque-Le G20 se montrerait souple pour le coussin "GLAC" - Sces

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LONDRES, 4 septembre (Reuters) - Les grandes banques mondiales pourraient inclure leurs fonds propres dépassant les exigences réglementaires minimales dans le volant de capital supplémentaire que les régulateurs veulent leur imposer en raison de leur taille, ont déclaré jeudi deux sources proches du dossier. Ce coussin de capital supplémentaire, connu sous l'appellation "gone concern loss absorption capacity" (GLAC), est essentiel pour rendre plus sûres les banques dites systémiques et éviter que le contribuable ne mette la main à la poche pour les renflouer comme cela fut le cas lors de la crise financière de 2007-2009, estiment les régulateurs. Les banques systémiques (Sifis) sont celles dont les activités sont tellement importantes et variées que leur hypothétique faillite aurait nécessairement un effet très négatif sur la finance mondiale, les rendant "too big to fail" (trop grosses pour qu'on les laisse choir). Le GLAC est élaboré par le Conseil de stabilité financière (FSB), organisme émanant du Groupe des Vingt, et des réunions organisées cette semaine ont permis de progresser sur les grandes lignes d'un accord le concernant avant le sommet du G20 de novembre. Les banques craignent de devoir abonder leur GLAC en émettant de la dette subordonnée convertible, une démarche que certaines autorités bancaires américaines privilégient. Pour parvenir à un compromis, le FSB a opté pour une démarche plus souple, prenant en compte les différences des divers modèles bancaires mondiaux. Ainsi, les fonds propres dépassant les minimas requis pourront être inclus dans le GLAC, ont dit les sources. "L'objectif est de voir cela comme un tout, plutôt que de séparer le capital et le GLAC", a dit l'une des sources. (Huw Jones, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Marc Joanny)

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