Bangui victime des seigneurs de guerre

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REPORTAGE - La Centrafrique est à l'agenda de l'ONU, où François Hollande a lancé un «cri d'alarme» pour sauver le pays.

Envoyé spécial à Bangui

Baudoin Damaï est un garçon du genre vindicatif. Devant une buvette, une cabane en planches pompeusement appelée Le Royal, il raconte à grand renfort de gestes les malheurs qui se sont abattus sur lui et les siens. La date du début des ennuis: le 24 mars, le jour de l'entrée dans Bangui de la Séléka, une coalition de rebelles venue pour renverser le pouvoir vermoulu du président François Bozizé et installer son successeur, Michel Djotodia.

«Depuis, on ne vit plus. On a peur d'être tué ici», assure Baudoin. Ici, c'est Boy-Rabe, un quartier de la capitale centrafricaine réputé favorable au pouvoir déchu. «Les Séléka font des opérations hiboux. Ils viennent la nuit et ils enlèvent des jeunes que l'on ne revoit plus.» Autour de lui, on acquiesce et on s'énerve en agitant des verres vides par habit...

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