Bangui, entre fragile accalmie et massacres cachés

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La présence militaire française reste massive dans la capitale centrafricaine, pour prévenir une nouvelle flambée de violences.

C'est un chemin bucolique qui grimpe sur une colline de Bangui. L'endroit serait charmant si on n'y avait pas découvert, le 25 décembre, trente cadavres mal dissimulés sous les feuilles de la jungle par petits groupes épars. Les victimes, signalées par des témoins, étaient mortes depuis trois à cinq jours. «Il s'agit d'hommes âgés d'une trentaine d'années. Tous avaient été tués à l'arme blanche. Certains avaient été torturés et avaient les mains liées», souligne Ghislain Gresenguet, le procureur de la République de Bangui. Selon le magistrat, les malheureux n'auraient pas été assassinés sur place, mais amenés «sans doute par des pick-up» une fois décédés et abandonnés là. L'identité des morts, comme celle de leurs tueurs, demeurent inconnus. Or, dans le climat de semi-anarchie où vit la Centrafrique et faute de moyens pour pratiquer d...

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