Bangladesh : la police a arrêté le propriétaire de l'immeuble effondré

le
0
Bangladesh : la police a arrêté le propriétaire de l'immeuble effondré
Bangladesh : la police a arrêté le propriétaire de l'immeuble effondré

Les demandes des ouvriers du textile en colère ont été entendues. Les autorités du Bangladesh ont annoncé dimanche l'arrestation du propriétaire de l'immeuble de huit étages qui s'est effondré près de Dacca mercredi, faisant 376 morts et plus de 1200 blessés parmi les ouvriers travaillant pour le compte de grandes firmes occidentales. L'homme arrêté, Sohel Rana, est un entrepreneur membre du parti au pouvoir. Il est soupçonné d'avoir enfreint le code de la construction du Bangladesh, pays pauvre d'Asie du Sud qui a fait de la confection textile le pivot de son économie.

«Il n'y a plus de signe de vie sous les décombres»

Sur place, les secours ont quasiment perdu tout espoir de trouver des survivants dans les décombres du bâtiment, le Rana Plaza, qui s'est effondré comme un château de cartes à Savar, dans la banlieue de la capitale. L'immeuble abritait cinq ateliers de confection notamment liés à la marque espagnole Mango (Inditex) et au britannique Primark, seules enseignes à avoir confirmé leurs relations avec des ateliers du Rana Plaza.

Depuis mercredi, plus de 2400 personnes ont pu être sauvées, dont quatre dans la nuit de samedi à dimanche, mais à l'aube, les derniers appels à l'aide se sont tus. «Apparemment il n'y a plus de signe de vie sous les décombres», a déclaré le responsable des pompiers du Bangladesh, Ahmed Ali, précisant que des engins de levage, dont des grues, devaient commencer à déblayer le site verticalement.

VIDEO. Bangladesh: espoir infime de retrouver des survivants

Les 4500 usines de textile du Bangladesh à l'arrêt

La catastrophe a relancé la polémique sur les conditions de travail dans le secteur du textile - qui emploie essentiellement des femmes travaillant pour moins de 40 dollars par mois pour des marques occidentales - et a attisé la colère des ouvriers qui ont obligé les usines à fermer. Vendredi, des ouvriers ont attaqué des usines, renversé des véhicules,...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant