Bangladesh : l'humanitaire Moussa Ibn Yacoub remis en liberté conditionnelle

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L'humanitaire Moussa Ibn Yacoub a été remis en liberté conditionnelle au Bangladesh, avec interdiction de quitter le territoire, indique le Quai d'Orsay.
L'humanitaire Moussa Ibn Yacoub a été remis en liberté conditionnelle au Bangladesh, avec interdiction de quitter le territoire, indique le Quai d'Orsay.

La fin d'un long calvaire semble se dessiner pour Moussa Ibn Yacoub. L'humanitaire, membre de l'association Baraka City et emprisonné depuis le 22 décembre pour "activités suspectes", a été remis en liberté conditionnelle au Bangladesh avec interdiction de quitter le territoire, annonce le Quai d'Orsay. L'association se félicite de sa libération et révèle, sur son compte Twitter, l'avoir eu au téléphone.

Moussa Ibn Yacoub a été arrêté alors qu'il visitait un camp de réfugiés Rohingyas, une minorité musulmane venue de Birmanie où elle est persécutée. Les autorités locales l'ont arrêté en raison de la différence de nom entre celui inscrit sur ses papiers officiels et son nom d'usage. En effet, lors de sa conversion à l'islam, le jeune homme a délaissé son nom "officiel" Puemo Maxime Tchantchuing. La police lui reprochait notamment de ne pas s'être déclaré aux autorités, ce à quoi l'association rétorque qu'au Bangladesh, "les Rohingyas sont considérés comme illégaux, ce qui explique l'impossibilité de légaliser notre présence". Le Bangladesh le suspecte d'"activités suspectes", un délit passible de dix ans de prison selon sa défense.

Originaire de Montreuil, son incarcération a été largement dénoncée sur Internet. Un portrait de lui a été affiché sur le fronton de la mairie de Montreuil et une pétition exigeant sa libération, lancée par l'ONG, a récolté plus de 430 000...

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