Bangladesh : Auchan visé par une plainte dans le drame du Rana Plaza

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Bangladesh : Auchan visé par une plainte dans le drame du Rana Plaza
Bangladesh : Auchan visé par une plainte dans le drame du Rana Plaza

Il s'agit de la première plainte déposée en Europe à la suite du drame du Rana Plaza et c'est le procureur de la République de Lille qui en sera saisi. Ce matin, les associations Sherpa, Peuples solidaires et le collectif Ethique sur l'étiquette portent plainte contre le distributeur français Auchan, dont le siège se situe à Croix (Nord), dans l'affaire de cet accident industriel le plus meurtrier du Bangladesh. Une plainte symbolique pour une date symbolique. Il y a un an, jour pour jour, s'effondrait à Dacca, la capitale, l'immeuble du Rana Plaza, emportant la vie de 1 135 ouvriers et faisant plus de 2 000 blessés.

Dans ces ateliers installés sur huit étages, les petites mains du textile fabriquaient des jupes, des tee-shirts et des jeans bon marché pour une trentaine de marques occidentales comme Camaïeu, Primark ou encore Benetton.

Pourquoi Auchan est-il ciblé ? Des étiquettes de la marque de vêtements bon marché In extenso d'Auchan ont été retrouvées sur place. Mais Auchan nie sa responsabilité, expliquant avoir été « victime d'une sous-traitance dissimulée ». « Nous n'avons aucun lien direct ou indirect avec les entreprises travaillant sur le site », martèle un porte-parole d'Auchan. Le groupe refuse de participer au fonds d'indemnisation des victimes piloté par l'OIT (Organisation internationale du travail) mais a lancé un « plan d'action contre le phénomène de la sous-traitance non déclarée ».

« Ils ont rompu tout lien avec le fournisseur qu'ils soupçonnaient », indique Fanny Gallois, du collectif Ethique sur l'étiquette. « C'est une formidable opération d'enfumage des consommateurs, dénonce le président-fondateur de Sherpa, l'avocat William Bourdon. Les entreprises sont totalement schizophrènes. » En France, aucune loi n'existe sur la responsabilité sociale des entreprises (lire ci-dessous). Face à ce vide juridique, les ONG s'attaquent à la communication d'Auchan, qui se proclame ...

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