Bangkok n'est pas seulement victime de la pluie

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L'importante mousson cette année ne suffit pas à expliquer l'ampleur de la catastrophe en Thaïlande et dans sa capitale.

Tous les scientifiques le savent : un risque est la conjonction d'un aléa et d'une vulnérabilité. Côté aléa, la Thaïlande est cette année plus que servie. La mousson asiatique qui l'arrose depuis le printemps est particulièrement importante. «Durant cette période, il tombe habituellement près de 1280 mm de pluie, soit 88% de la pluviométrie annuelle. Cette année, ce ne sont pas moins de 1604 mm qui sont tombés à Bangkok entre mai et septembre, soit 110% de la pluviométrie annuelle normale», relèvent les experts de Météo Consult. Paris, en comparaison, reçoit environ 500 mm par an. «Cette mousson très active est liée à la persistance inhabituelle de dépressions tropicales», explique le responsable des prévisions Pascal Scaviner.

«La mousson 2011 est certes importante, mais ce n'est pas exceptionnel», relativise néanmoins Sandrine Anquetin, directrice de recherche en hydro-météorologie au CNRS. Les conséquences de ces pluies, en revanche, le sont: les i

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