Ban Ki-moon veut un accès humanitaire immédiat et total en Syrie

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OUVERTURE DE LA CONFÉRENCE DITE DE GENÈVE II SUR LA SYRIE
OUVERTURE DE LA CONFÉRENCE DITE DE GENÈVE II SUR LA SYRIE

(Reuters) - Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a demandé mercredi aux parties en conflit en Syrie un accès humanitaire, immédiat et total, notamment dans les zones assiégées.

Ban Ki-moon, qui s'exprimait lors du discours d'ouverture de la conférence de paix dite de Genève II, a estimé que les difficultés à résoudre par les parties en présence étaient importantes "mais pas insurmontables".

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a estimé lui aussi que les négociations de Genève seraient "difficiles et compliquées" et réaffirmé que le président syrien Bachar al Assad ne pouvait en aucune façon faire partie d'un gouvernement de transition.

"Nous ne voyons qu'une seule option, négocier un gouvernement de transition né d'un consentement mutuel", a déclaré John Kerry. "Cela veut dire que Bachar al Assad ne participera pas à ce gouvernement de transition. Il n'est absolument pas possible qu'un homme qui a mené une réponse brutale contre son propre peuple puisse retrouver une légitimité à gouverner."

Son homologue russe Sergueï Lavrov a pour sa part estimé que la tâche principale de Genève II était de "mettre fin à un conflit tragique" et d'empêcher qu'il ne fasse tâche d'huile dans la région.

Le ministre russe a appelé les "acteurs extérieurs" à ne pas se mêler des affaires internes de la Syrie. Il a estimé que l'opposition politique intérieure syrienne devait faire partie du dialogue national syrien et que l'Iran, qui n'est pas représentée à Genève II, devait faire partie du dialogue international.

Gabriela Baczynska; Danielle Rouquié pour le service français

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