Ban Ki-moon exhorte Sanaa de ne pas expluser son représentant pour les droits de l'homme

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A Sanaa, le 6 janvier.
A Sanaa, le 6 janvier.

Les autorités yémenites accusent George Abou Al-Zulof de ne pas avoir été « impartial » dans les informations données aux Nations unies, sans plus d’explication.

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a vivement dénoncé jeudi 7 janvier la décision du gouvernement yéménite d’expulser le représentant onusien pour les droits de l’homme dans le pays. Le Sud-coréen a demandé aux autorités de revenir sur leur décision.

Il a réaffirmé son soutien et sa « confiance » en George Abou Al-Zulof. Ce Palestinien est accusé de ne pas avoir été « impartial » dans sa couverture de la situation dans le pays. Le communiqué du ministère yéménite des affaires étrangères ne donne pas plus d’explication sur ses griefs à son encontre.

« Le personnel des Nations unies ne doit jamais être menacé ou sanctionné pour avoir fait son travail, qui se fonde sur la Charte des Nations unies », a estimé Ban Ki-moon en se disant « très inquiet pour la sécurité du personnel local et international [de l’ONU] » dans le pays.

Bombes à sous-munitions Le Yémen est en proie à une guerre civile qui a fait près de 6 000 morts, dont 2 800 parmi les civils, et a déclenché une grave crise humanitaire.

Une coalition sous commandement saoudien intervient en soutien du gouvernement depuis mars pour repousser des rebelles chiites houthistes, accusés de liens avec l’Iran, qui se sont emparés de vastes pans du pays.

Dans un récent rapport, le Haut-Commissariat aux droits de l’homme affirmait avoir reçu des « informations alarmantes » sur l’utilisation supposée de bombes à sous-munitions par les forces de la coalition dans la province de Hajjah, frontalière de l’Ara...

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