Balogh, " Norbi " en tête

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Balogh, " Norbi " en tête
Balogh, " Norbi " en tête

" Il presidente " Maurizio Zamparini l'a baptisé " nouveau Cavani " de Palerme. Pas si bête quand on y réfléchit : l'Uruguayen avait décollé en Sicile et c'est ce qui pourrait bien arriver à l'attaquant Hongrois Norbert Balogh, 19 ans, deux centimètres au-dessus d'Ibra sur la toise (1m97) et un transfert remarqué. Elevé dans une famille tzigane, " Norbi " a eu plus d'auges vides que de cadeaux sous le sapin. Aujourd'hui, il incarne un potentiel recours à Gilardino et palpe largement de quoi s'exploser la panse.

Hajdúbörszömény est assez peu excitante au premier abord. Dans ce bled provincial hongrois de 31 000 âmes proche de la frontière roumaine, il n'y a pas grand chose à faire si ce n'est en sortir pour aller zieuter les boeufs gris très couleur locale peuplant les steppes d'une réserve naturelle voisine (Hortobágy). Ou, si le coeur vous en dit (et si le foie suit), s'encanailler à coups d'Unicum à Debrecen l'estudiantine. Mais depuis que " Norbi " l'enfant du pays a signé en Italie, la localité magyare, capitale symbolique d'une région vouée à la charcut' (Hajdúság), bénéficie d'une hype inédite. Le marmot aussi. Cette notoriété soudaine, Norbert Balogh la doit à son recrutement précoce à Palerme, un deal à cinq millions d'euros comme celui conclu autour de Cavani qui avait tapé dans l'oeil de Zamparini en 2006. Un transfert qui secoue le Debrecen VSC comme lorsque l'ailier du cru Balázs Dzsudzsák a filé au PSV. Huit ans plus tard, les story de Balogh et de " Dzudszi " se confondent : enfance compliquée dans l'est, parents aux petits soins malgré la galère, maturation au DVSC au même poste puis expatriation rapide. Ce qui les distingue ? Une modestie déglinguée par l'aîné hyper-capricieux et intacte chez le benjamin.

"Rien à manger le soir "


L'écart de melon explose à la figure en comparant les visites médicales. Quand Dzsudzsák l'achat-star de Bursaspor avance clopin-clopant dans un cabinet turque avec une tête d'enterrement, Balogh le néo-Palermitain lève le pouce et sourit comme s'il venait de remporter le jackpot du Loto. Et pourtant, le club sicilien où il s'est engagé pour quatre ans et demi végète à la 17e place sur vingt en Serie A. Et pourtant, le Werder et Leipzig le pistaient. Eindhoven et le Vitesse Arnhem itou. Hiddink veillait. Balogh a finalement coché l'Italie sur la liste des sollicitations et c'est déjà énorme vu d'où il est parti. A savoir un cigánysor, allée de baraques décrépies essentiellement habitées par des tziganes où les gosses galopent après un ballon au milieu d'une route rarement asphaltée en guise d'occupation. Une image correspondant à des tas de villages hongrois paumés et à l'enfance de Balogh. L'été, " Norbi " s'adonnait à des parties quotidiennes en plein cagnard avec ses copains sans grailler. Son…


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