Balladur-Sarkozy, les raisons d'une fâcherie

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L'entente Balladur-Sarkozy a débuté en 1988, année où Sarkozy, doutant de Jacques Chirac, se met au service de son rival.
L'entente Balladur-Sarkozy a débuté en 1988, année où Sarkozy, doutant de Jacques Chirac, se met au service de son rival.

Édouard Balladur ne clame plus à qui veut l'entendre que Nicolas Sarkozy est le meilleur candidat de la droite pour la présidentielle de 2017. Désormais, l'ex-Premier ministre de François Mitterrand lance des avertissements. « Ce qui est en jeu, c'est de proposer non un immobilisme prétendument social mais une réforme ambitieuse, et de ne pas décevoir aussitôt élu », explique-t-il dans une interview accordée à L'Opinion mardi. Et d'avertir encore : « Si le soutien d'un parti est indispensable, celui de l'opinion ne l'est pas moins. N'oublions pas qu'en 1974, c'est celui qui avait le soutien du parti qui a perdu ! » Une référence au duel à droite entre Valéry Giscard d'Estaing ? gagnant de la présidentielle face à François Mitterrand ? et Jacques Chaban-Delmas. Si l'ancien locataire de Matignon âgé de 85 ans a décidé ? à contrec?ur ? de sortir de son silence, c'est parce qu'il en a assez des piques assassines de Nicolas Sarkozy. En effet, ce dernier compare régulièrement Édouard Balladur à Alain Juppé pour rappeler que le chouchou des sondages ne gagne pas automatiquement la bataille de l'Élysée. Balladur, favori de l'opinion en 1995 face au patron du RPR Jacques Chirac, avait été éliminé dès le premier tour. Une défaite cuisante au souvenir encore douloureux. Balladur se dit également soucieux de la pertinence du projet du candidat de droite qui concourra contre François Hollande et Marine Le Pen en 2017.

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