Baisse des violences conjugales en 2013

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PARIS (Reuters) - Les violences conjugales ont diminué en 2013, 121 femmes et 25 hommes ayant été tués par leur compagnon ou ex-compagnon, soit 28 de moins qu'en 2012, ont annoncé mercredi les ministères de l'Intérieur et du Droit des femmes.

Ces chiffres représentent 19,6% des homicides de toute nature répertoriés en 2013. Treize enfants ont par ailleurs été victimes de violences mortelles exercées par leur père ou leur mère, précise le communiqué.

Dans plus des trois quarts des cas, les agresseurs ont utilisé une arme blanche ou à feu et dans 50% des cas, la victime avait déjà subi des violences au sein du couple.

"On constate dans plus de la moitié des cas la présence de substances (alcool, stupéfiants, médicaments psychotropes) susceptibles d'altérer le discernement de l'auteur ou de la victime au moment des faits", ajoutent les deux ministères.

La ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, a estimé que la meilleure façon de sortir de ces violences était d'en parler et a relativisé cette baisse compte tenu de la hausse des appels aux associations d'aide.

"Le 3919 recevait 4.000 appels par mois en 2013 et en reçoit 7.000, aujourd'hui. On a de plus en plus de femmes victimes de violences qui vont voir des associations ou qui recourent à l'ordonnance de protection", a-t-elle dit sur RTL et i>Télé.

"On forme les professionnels pour que, lorsqu'elles tirent la sonnette d'alarme, elles aient toujours des policiers, des gendarmes, des médecins, des intervenants sociaux qui sachent comment ne pas les laisser tomber. Il ne faut plus que cette violence soit banalisée", a-t-elle ajouté.

Le 3919, numéro gratuit destiné aux femmes victimes de violences, est désormais accessible 7 jours sur 7, depuis le 1er janvier.

Najat Vallaud-Belkacem a rappelé avoir lancé en novembre dernier un plan de lutte contre les violences faites aux femmes d'un coût de 66 millions d'euros sur trois ans.

Le projet de loi pour l?égalité femmes-hommes généralise aussi "le téléphone grand danger", permettant aux victimes de violences d?accéder rapidement aux forces de l?ordre.

(Jean-Baptiste Vey, avec Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

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