Baisse des marchés, affectés par les banques italiennes et un démenti sur le pétrole

le , mis à jour à 17:38
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Les marchés européens sont repartis à la baisse jeudi 28 janvier en fin de séance.
Les marchés européens sont repartis à la baisse jeudi 28 janvier en fin de séance.

Jeudi 28 janvier, les indices européens ont de nouveau clôturé en baisse. En cause : le démenti d’une rumeur d’accord entre la Russie et les pays de l’Opep sur une réduction concertée de leur production de pétrole, et un regain de craintes relatives aux banques italiennes.

Jeudi 28 janvier, le CAC40 a de nouveau perdu 1,33% à 4.322 points, malgré un début de séance calme en l’absence de franche rechute du pétrole ou de nouveaux doutes sur l’économie chinoise. L'indice a perdu jusqu'à 2% en cours de séance. Ailleurs en Europe, le Dax allemand a terminé en baisse de 2,44%, alors que le FTSE 100 britannique ne perdait que 0,9% à 10 minutes de la clôture.

Espoirs anéantis sur le pétrole

En cours de journée, les prix du pétrole ont connu une envolée brutale au-dessus des 35 dollars/baril vers 15h15, soutenue par une rumeur selon laquelle l’Opep et la Russie pourraient parvenir à se mettre d’accord pour réduire leur production de pétrole de 5%.

Ces propos, affirmés par le ministre russe de l’énergie, ont néanmoins été presque immédiatement démentis par l’Arabie Saoudite, provoquant une rechute des prix de l’or noir correspondant à un accès de baisse des marchés actions européens, entre 15h15 et 16h30.

Alors que la fin de séance boursière approche, « le pétrole annule les espoirs », résume Jean-Louis Mourier, économiste chez Aurel BGC. Pourtant, les prix du pétrole n’ont pas annulé la totalité de leur hausse de la mi-journée, et le baril de Brent s’affichait toujours en hausse de 4,4% jeudi à 17h25, dans des proportions semblables aux évolutions du WTI américain.

Les bancaires italiennes sèment le trouble

Sur les marchés européens, les valeurs bancaires étaient parmi les plus affectées jeudi. Au sein du CAC40, Société Générale (-3,32%), BNP Paribas (-2,82%) et Crédit Agricole (-2,81%) ont clairement tiré l’indice parisien à la baisse.

Cette morosité sur les valeurs bancaires provient d’une recrudescence des doutes relatifs aux banques italiennes. Les discussions se poursuivent entre la BCE et le Trésor italien sur la constitution d’une « bad bank » italienne, un projet envisagé sérieusement depuis déjà presque un an. La création d’une « bad bank » en Italie, calquée sur la Sareb espagnole, permettrait aux banques italiennes de se défaire de des créances douteuses qui continuent de fragiliser leur bilan.

Les créances douteuses ont continué de croître au sein des banques italiennes à cause de la récession économique que le pays a connue au cours des dernières années, et les actuelles discussions sur les modalités de mise en place de la "structure de défaisance" des crédit à risque italiens ravivent ce sujet sensible depuis environ deux semaines sur les marchés.

Le FTSE MIB italien perdait 3,21% jeudi à 16h50, entrainé à la baisse par Banco Popolare (-10,32%), Banca Popolare di Milano (-8,90%), Banca Popolare dell'Emilia Romagna (-8,22%), Banca Monte dei Paschi di Siena (-8,02%), Unicredit (-7,06%) et UBI Banca (-5,59%).

Toujours des doutes sur les Etats-Unis

De manière plus mineure, de mauvais chiffres sont venus des Etats-Unis à 14h30, avec des commandes de biens durables en forte baisse de 5,1% en décembre, alors que le consensus des analystes tablait sur une baisse de seulement 0,6%.

Les inscriptions hebdomadaires au chômage sont pourtant ressorties légèrement inférieures aux attentes aux Etats-Unis, à 278.000 contre 282.000 attendues, constituant une plutôt bonne nouvelle (le chiffre des inscriptions au chômage est brut, et ne comprend pas les nouvelles créations de postes).

Ces mauvais chiffres alimentent le sentiment diffus selon lequel l'économie américaine commencerait à s'essouffler après plusieurs années de croissance et d'expansion continue depuis la fin de la crise de 2008-2009. Lire à ce sujet : Les Etats-Unis risquent un retournement de conjoncture économique (Carmignac)

X. Bargue (redaction@boursorama.fr)

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  • guyguy16 il y a 11 mois

    Les créances douteuse sont dans une bad banque renflouée ad vitam eternam par VOS IMPOTS.Vous en doutiez?Et ce n'est que le début.GO GOLD!

  • jean4178 il y a 11 mois

    mais où terminent les créances douteuses ?Qui est-ce qu'il y a derrière la Bad Bank qui reprend les créances douteuses : la BCE, la Banque d'Italie ? ==> c'est nous, parce que ce qui se passe en Italie c'est la même chose chez nous... peut être qu'elles sont titrisées et mises dans les assurance-vie pourquoi pas ? :)

  • faites_c il y a 11 mois

    C'est beau de propager des rumeurs et de donner des explications complètement foireuses! Je ne sais pas s'il y a eu un démenti sur le pétrole entre 15:30 et 16:30 mais à 18:00 le pétrole Brent et WTI "s'envole" de 3%! Alors si le cours du pétrole est en cause dans la baisse des marchés, il y a un gros problème!

  • trebi il y a 11 mois

    ''La création d’une « bad bank » en Italie, calquée sur la Sareb espagnole, permettrait aux banques italiennes de se défaire de des créances douteuses qui continuent de fragiliser leur bilan.''Très bien de solidifier les banques mais où terminent les créances douteuses ?Qui est-ce qu'il y a derrière la Bad Bank qui reprend les créances douteuses : la BCE, la Banque d'Italie ?